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2025, l’année où une génération de réalisateurs a changé la donne

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L’année 2025 reste comme un jalon historique pour le 7ᵉ art camerounais. Longtemps confronté à des défis de structuration, de financement et de visibilité, le cinéma national a connu une accélération portée par une nouvelle génération de réalisateurs résolument tournés vers l’excellence artistique. Des scènes locales aux grandes vitrines panafricaines et internationales, du Festival Écrans Noirs au FESPACO, en passant par Cannes et les Balafon 7even Awards, les œuvres camerounaises ont marqué les esprits, imposant de nouveaux récits et une identité cinématographique affirmée.

Joseph René Moifo Takou, la relève engagée

Révélation de l’année, Joseph René Moifo Takou s’impose comme l’un des visages les plus prometteurs du nouveau cinéma camerounais, porté par une écriture jeune, réactive et ancrée dans les enjeux contemporains. Lauréat du concours « 10 Jours pour 1 Film » 2025, organisé par le Goethe-Institut Kamerun et le Festival Écrans Noirs autour de la thématique du réchauffement climatique, il s’est distingué avec son court-métrage Code Vert, salué pour sa pertinence sociale et sa maturité narrative.

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Cette consécration lui a valu une formation professionnelle à Berlin, un fonds de production de 2 millions de FCFA, ainsi qu’une reconnaissance aux Balafon Seven Awards 2025 parmi les jeunes talents à suivre, confirmant l’émergence d’un cinéma camerounais engagé, conscient et résolument tourné vers l’avenir.

Anurin Nwunembom, la puissance du récit sériel

Déjà reconnu avant 2025, Anurin Nwunembom a consolidé son statut cette année avec Cicatrices, série devenue l’un des phénomènes du paysage télévisuel camerounais. Saluée pour son traitement de thématiques sociales et la solidité de son écriture, l’œuvre a su concilier exigence artistique et large adhésion du public. Produite par Sandra Nelly Kom, Cicatrices a réalisé une moisson remarquable lors des Balafon 7even AwardsActe 5, décrochant les trophées de Meilleure Série Télévisée, Meilleure Réalisation, Meilleur Scénario et Meilleur Montage, tandis qu’André Mbang s’est illustré en remportant le prix du Meilleur Acteur de Série Télévisée.

Classée deuxième au Balafon Golden 7even Awards, la série confirme la montée en puissance du format sériel et son rôle désormais central dans la structuration de l’industrie audiovisuelle camerounaise.

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Narcisse Wandji, le cinéma panafricain assumé

Avec Monkam, Narcisse Wandji a porté haut les couleurs du Cameroun sur la scène continentale. Sélectionnée au FESPACO 2025, l’œuvre s’est distinguée par sa qualité artistique et sa profondeur narrative. Monkam s’est distinguée par son exigence esthétique et technique, remportant aux Balafon 7even Awards les prix de la Meilleure Direction Photo, du Meilleur Son et de la Meilleure Direction Artistique. Classée troisième au Balafon Golden 7even Awards, la série confirme la solidité et la reconnaissance du travail de Narcisse Wandji.

Diffusion annoncée sur TV5 Monde dès 2026 : « C’est très symbolique lorsqu’on a un prix chez soi… quand on est reconnu à la maison, c’est une immense satisfaction », a confié le réalisateur à l’issue de la cérémonie des 7even Awards.

Eugénie Metala, la mémoire du cinéma africain

La réalisatrice Eugénie Metala a marqué l’année avec un documentaire essentiel, rendant hommage à Thérèse Sita Bella, première femme cinéaste d’Afrique subsaharienne. Sita Bella, une pionnière s’est imposée comme un documentaire de référence, salué pour sa portée historique et mémorielle. Récompensée du prix du Meilleur Documentaire aux Balafon 7even Awards et distinguée au FESPACO 2025, l’œuvre a été reconnue pour sa contribution à la valorisation du patrimoine culturel et de la mémoire cinématographique africaine, s’affirmant comme un film de transmission indispensable à l’histoire du cinéma du continent.

Thomas Ngijol, le triomphe international et national

Figure centrale de 2025, Thomas Ngijo avec Indomptables, présenté à la Quinzaine des Cinéastes à Cannes. Lorsqu’un humoriste fait un retour aux sources, ça peut devenir sérieux. Ce polar, tourné à Yaoundé, a dominé les Balafon 7even AwardsActe 5 raflant un palmarès exceptionnel aux Balafon 7even Awards. Le film a été couronné Meilleur Long Métrage, Meilleure Réalisation, Meilleur Scénario, Meilleure Direction Photo et Artistique, Meilleur Son, Meilleur Montage, ainsi que pour sa Bande-Annonce, tandis que Thérèse Ngono a été sacrée Meilleure Actrice. Avec la première place au Balafon Golden 7even Awards et un prix d’un million de FCFA, Indomptables s’affirme comme le film camerounais de référence de l’année.

Enah Johnscott, le phénomène populaire de fin d’année

Impossible de clore l’année 2025 sans évoquer Enah Johnscott, dont le film Malgré Tout a séduit à la fois le public et les jurys. Récompensé lors du Festival Écrans Noirs 2025 et propulsé par un record de 10 nominations aux 7even Awards, le réalisateur s’affirme comme l’une des figures les plus influentes du cinéma camerounais. Avec ce film, il rappelle, comme il le souligne lui-même, que « la vérité est primordiale, elle a le pouvoir de construire comme de détruire », faisant de son œuvre un manifeste moral et artistique.

2025, une année fondatrice pour le cinéma camerounais

Entre distinctions nationales, reconnaissance panafricaine, visibilité internationale et succès populaires », 2025 marque l’entrée du cinéma camerounais dans une nouvelle ère. Ces réalisateurs ont non seulement changé les codes, mais aussi restauré la confiance du public, des partenaires culturels et des investisseurs. Le défi désormais : structurer l’industrie et exporter ces récits à l’échelle mondiale. Une certitude demeure : le cinéma camerounais n’a jamais été aussi vivant qu’en 2025.

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Diane Laure MISSEKOU

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