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Odile Ngaska fait partie des artistes musiciens qui ont su écrire les lettres de noblesse du Gospel sur le toit Camerounais à la fin des années 90. Son timbre vocal unique aux vibrations spirituelles, la pertinence de ses paroles et l’usage de sa langue le « beti » feront d’elle l’une des perles rare de se registre qui avait de la peine à s’étendre dans son pays natal le Cameroun.

De son vrai nom Gilberte Odile Ngaska, c’est un 2 mars il y’a plus soixante ans aujourd’hui qu’elle voit le jour dans la lékié, un département du centre Cameroun. Après des études primaires entre les villes de Sa’a, Ayos et Sangmelima soldées par l’obtention de son CEPE, elle rallie la capitale Yaoundé et va poursuivre le reste de son cursus secondaire au lycée général Leclerc où elle décroche en 1972 un baccalauréat A4 Espagnol.

Alors qu’elle poursuit son bonhomme de chemin entre les études, son emploi de professeur de français dans plusieurs établissements de la ville de Yaoundé, la jeune dame se découvre une passion inouïe pour la musique et particulièrement le chant. C’est ainsi qu’en 1987, elle va intégrer la chorale « Bright Shining Rock » qui lui permettra de faire ses premiers pas dans cet univers qu’elle convoitait depuis les bancs d’école.

Servante de l’éternel, elle vole pour les USA dans l’objectif de parfaire sa passion pour le chant et va apprendre en 1995 l’art du chant à Lee university school of music située à Cleveland dans l’état de Tennessee puis, en 1996 elle livre son tout premier single « Dieu tout puissant »

Deux ans après, l’héritière du grand Roi livre l’album « Psaume de feu » et par la suite « Dieu est au contrôle » avec la participation de Royal Voice, une chorale de son église. A cette époque les musiques dites du dimanche avaient du mal à être apprécié à leur juste valeur par les mélomanes et même jouées dans le média national (Crtv) à l’époque. Un combat qu’elle se donne pour rehausser le gospel, la preuve son retour des USA pour la seconde fois en 2003 sonnera le glas du début de l’appréciation de ce mouvement grâce à son titre « Telimazen » sorti en 2004

https://youtu.be/7Mj1gDPJRYM

puis son 5eme album « Gratitude Adonaï » qui paraît en 2006. Les regards sont en ce moment figés sur elle et ainsi, elle remportera plus d’une distinctions honorifiques entre 2004 et 2009 :

  • RTS Awards
  • Excellence Africaine
  • Dynamique Awards
  • Excellente musicale
  • Prestige Awards
  • Couronne d’or
  • Canal2’or

En 2008 alors que tout baigne dans sa carrière, elle est élue Présidente du Conseil d’administration de la Société Civile Camerounaise de l’art Musical (SOCAM) avec pour cahier de charge : La prise en charge des musiciens, la gestion de leur carrière et retraite, leur affilié à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), un pan qu’elle n’arrivera malheureusement pas à franchir malgré les deux mandats qu’elle aura brigué, elle sera accusée en juillet 2013 de détournement et complicité de détournement des fonds de la Socam puis, elle sera par la suite radiée et suspendue pour cinq années.

Ce nuage sombre sur sa tête est sans doute à l’origine de son retrait sur la scène musicale observé depuis plus de 8ans.
Résidente aujourd’hui aux USA, elle ne cesse d’inspirer la nouvelle génération de chanteurs qui l’a suive sur les réseaux sociaux.


Odile Ngaska, un parfum d’adoration.

Serge Bonny

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