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D’une finale à l’autre, de 1998 à 2018… Le sélectionneur a vécu des épisodes clés ces vingt dernières années. Retour en arrière

Neuf ans après ses débuts en sélection, Didier Deschamps devient, à 29 ans, le premier capitaine français à soulever la Coupe du monde. « Plus jeune, je regardais tous ces capitaines brandir le trophée à la télévision. Jamais je n’aurais imaginé être cette personne là un jour, avoir ce privilège », dira-t-il plus tard.

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Milieu besogneux et increvable, Deschamps est surtout un chef de troupe hors pair et le relais privilégié d’Aimé Jacquet auprès duquel il apprend déjà le métier d’entraîneur. « Aimé m’a influencé, reconnait-il. J’ai beaucoup appris à ses côtés, notamment sur les notions de gestion et de vie d’un groupe dans les moments difficiles et les moments très agréables. J’ai énormément de respect pour lui ». Le maître répond à l’élève en
2000 : L’adieu aux Bleus puis au terrain
2 juillet 2000. Les Bleus renversent l’Italie en finale de l’Euro (2-1, après prolongation) mais c’est un Deschamps soucieux qui s’entretient avec Roger Lemerre au bord du terrain. Touché par les critiques sur son niveau déclinant, le capitaine veut arrêter. « J’ai ma femme, ma famille… Je ne veux pas les faire souffrir », dit-il à son sélectionneur qui tente de le convaincre de continuer mais en vain.  « J’ai su, ce soir-là à Rotterdam que je ne connaîtrais jamais quelque chose de plus fort, ni simplement d’aussi fort. Ma décision était prise. » Un an plus tard, après avoir définitivement raccroché les crampons, il débute sa carrière d’entraîneur à Monaco. On savait qu’il allait vite bifurquer vers ce métier, se souvient Robert Pirès. Il aimait ça, donner des ordres. Ce un meneur d’hommes.
Objectif demi-finale en tête, il opère un sacré lifting dans son groupe des 23, avec seulement six rescapés de 2014 (Lloris, Varane, Matuidi, Pogba, Giroud et Griezmann) et une floppée de jeunes ambitieux.

« Avec lui, on peut aller à la guerre », résume Pavard sous le charme d’un Deschamps qui sait s’adapter à la nouvelle génération et ses codes. «Jamais il ne nous a raconté le moment où il a soulevé la Coupe du monde », raconte Mbappé. « C’est le plus dur à faire, juge Guy Stéphan. Didier sait se renouveler et s’adapter. » Son équipe tousse au premier tour mais signe un match d’anthologie contre l’Argentine (4-3), une démonstration de sérénité face à l’Uruguay (2-0) et un combat maîtrisé contre la Belgique (1-0). Le sélectionneur français le plus capé (82 sélections) va disputer sa 2e finale mondiale, après celle de 1998. Pour rentrer dans l’histoire.

Yvan Ango

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