C’est devenu quotidien d’assister à des buzz et bad buzz dans le monde du show biz et de la culture au Cameroun et ceci n’est pas sans impact.

Tout d’abord il faudrait savoir ce qu’est un buzz.
Le terme « buzz » définit un phénomène de communication éfficace mais incontrôlable.
Difficile à faire naître, il représente un retentissement médiatique qui se propage rapidement sur les réseaux sociaux, par le biais d’Internet.

De nos jours, ce terme représente une véritable technique marketing.
« Faire le buzz » consiste « à faire parler », ou encore « à faire du bruit », autour d’un nouveau produit, d’une offre ou encore d’une personnalité. Cela peut avoir un impact positif sur la popularité d’un artiste, d’une œuvre ou la vente d’un produit. Tel un phénomène, le buzz se propage très vite, devient même une mode et il y en a qui sont prêt à tout pour faire le buzz bien que se soit de très courte la durée de cette stratégie marketing.

Au Cameroun depuis quelques années, certains ont fondé leurs carrières, succès et médiatisations sur le buzz . Souvenez-vous de Nyangono du Sud avec son titre « foup fap » ou encore de Grand barack auteur de la chanson « Gouter ça » et même de l’artiste mbolè Joël la fleur avec son « mimbong » tous ont surfé sur cette vague bien qu’ayant essuyé beaucoup de critiques.


Le buzz n’a plus de secret pour certains à l’instar des humoristes camerounais Moustik le karismatik, et Cabrel Nanjip ainsi que l’influenceur Steve fah, et bien d’autres qui l’utilisent à leur guise.

Il y en qui accidentellement se retrouvent dans le buzz au travers des vidéos et expressions qui rendent leurs auteurs « star », celles-ci se répandent très vite et font le tour de la toile. L’on peut citer le 《surlèvement 》;《 le diable ne fais que》;《on s’en va comme ça là-bas 》et bien d’autres.

Incontrôlable, le buzz peut également tourner au vinaigre. On parle alors de bad buzz qui est un phénomène d’aspect négatif, pouvant altérer la communication d’une entreprise, d’un produit ou encore d’une personne publique, qui en est à l’origine, ou non. Il en découle critiques, moqueries ou encore détournement du sens premier de la communication. Certains artistes, célébrités et entreprises en ont aussi payes les frais. Les plus récents au Cameroun étant ceux d’une marque de produits cosmétiques dont les affiches avaient été taxées d’apologie du blanc sur le noir et de produits décapants. Plus récent encore, celui d’une marque d’huile de cuisine dont l’affiche sur la toile a subi une interprétation dans tous les sens .

Toute chose qui nous rappelle qu’en matière de stratégie de communication et marketing , le buzz peut être un couteau à double tranchant dont il faut savoir s’en servir.

Étienne Eboudap

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