- Publicité -

Le phénomène des motos-taxis , a pris de l’ampleur dans les années 1990, ceci suite à la dissolution de la Société des transports urbains du Cameroun (Sotuc), en 1995. Les ben skin comme on les appel communément se sont imposés malgré la création en 2001 de la Société camerounaise de transports urbains (Socatur) qui, avec son parking d’une centaine de bus vétustes ne parvient pas à satisfaire les besoins en transport des villes de Yaoundé la capitale politique et Douala la capitale économique qui a une population estimée à près de 5 millions d’habitants.

Le ben skin n’est que la conséquence de plusieurs causes parmi lesquels le chômage galopant de nombreux jeunes, l’exode rurale, le phénomène des déplacés internes, l’arrivée de nombreux réfugiés tchadiens et centrafricains qui expliquent une ruée des jeune sur cette activité qu’ils pratiquent quotidiennement au mépris des règles de conduite. cela se vérifie par le fait que les motos taxis soient impliqués dans bon nombres d’accident de la route en zone urbaine.

Les populations sollicitent quotidiennement ce moyen de transport pour plusieurs raisons. Les coûts abordables (à partir de 100frs) , les bouchons interminables dans lesquels les motos se faufilent, tout comme elles le font sur nos routes dégradées et impraticables pour les véhicules, l’accessibilité aux pistes des coins les plus reculés. Bien que couvrant près de 70% des besoins en transport, Une partie de la population reste méfiante face à ce moyen de transport motif pris des accoutrements des conducteurs qui laissent à désirer, trop d’accidents, de viols, de vols et d’assassinats leurs sont attribués.

À ce jours on estime à plus de cinquante mille le nombres de personnes vivants d’activités directes et indirectes de la moto et échappants tant bien que mal au système fiscal.

Échèque d’une politique de transports ?
bouée de sauvetage pour chômeurs ?
chacun a son regard sur cette activité qui soulage des millions de camerounais au quotidien et qui semble être là pour encore bien longtemps.

ETIENNE EBOUDAP

- Publicité -