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L’artiste Sanzy Viany est de passage à Douala pour la présentation du single « Ngul Yam » qui est un signe annonciateur de son prochain album. Pour cette occasion et cet honneur, elle a accordé un entretien au magazine Laura Dave Media.

Laura Dave Media : Sanzy Viany, bonjour

Sanzy Viany : bonjour

LDM : peux-tu parler de ta première expérience avec les Rap Conteurs 2 ?

Sanzy Viany : Rap Conteurs est un projet qui a regroupé des jeunes pour faire la promo d’un opérateur de téléphonie mobile. C’est ainsi que Blick Bassy (initiateur du projet) décide de faire confiance à ma voix et me mets dans ce second volet des Rap Conteurs. Ce projet va me permettre d’avoir un peu d’argent et un premier contrat de publicité qui va financer mon premier album « Akouma ».

LDM : Parlons en de l’album « Akouma », qu’est ce qui fait sa particularité ?

Sanzy Viany : C’est la langue car aujourd’hui, nous ne sommes pas nombreuses dans la Lekié à faire la musique métissée. Qui parmi les Eton font cette musique ? On va citer : Sally Nyolo, Capitaine Mopé et Cie, Queen Étémé. La particularité de cet album c’est un ajout dans la groupuscule de ceux originaires de la Lekié qui font la musique métissée.

LDM : Qu’est ce qui t’inspire à baptiser ton album « Ossu » ?

Sanzy Viany : C’est la rage d’avancer et le désir d’impulser dans le coeur de la jeunesse camerounaise, la force et la volonté de toujours avancer et de demeurer ambitieux. Lorsque je me préparais pour la sortie de cet album et je regardais le paysage de la jeunesse, je voyais beaucoup de lamentations à cause d’un système fermé.

LDM : Peux-tu parler de ta récente actualité ?

Sanzy Viany : Je suis en « mediatour » à Douala pour présenter « Ngul Yam » qui annonce mon nouvel album. Je suis en train de peaufiner et d’enregistrer mon troisième opus à venir. Mais mon manager a réussi à me convaincre qu’il fallait que je vienne à Douala car ça fait trois ans que je n’étais plus venue ici. Voici donc cette occasion qui me permet de parler du nouveau maxi single « Ngul Yam » qui annonce la coloration du nouvel album. Ngul Yam veut dire Ma Force. C’est Dieu l’Éternel qui est ma force lorsque je suis désespérée, en détresse ou en pleurs.

LDM : Quel regard porte tu sur la nouvelle génération d’artistes des musiques urbaines qui se font davantage connaître au delà des frontières ?

Sanzy Viany : Ça va certainement surprendre ou pas les uns et les autres, je les écoute tous. En tant qu’aînée dans le milieu artistique, je suis fière d’eux car ils exportent le label Cameroun à l’Étranger. Maintenant, chacun a son couloir et choisit ce qu’il aime. S’ils aiment ce qu’ils font, c’est le plus important. Mon conseil à leur endroit c’est qu’ils restent conscients parce que plusieurs jeunes les regardent. Ils sont plus unis que nous les aînés et ils font des choses tous ensemble, je prie que ça demeure.

Propos recueillis par TNK

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