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Les deux divas et amazones ont fait un show digne de ce nom le vendredi 26 janvier 2018 dans la salle de spectacle de l’Institut Français de Douala. Le public a été servi et entretenu du début jusqu’à la fin par ces deux dames qui l’ont bercé tout au long de la soirée avec leur musique, leur prestation et leur performance.

Il est exactement 20h lorsque les uns et les autres font leur entrée progressivement dans la salle de spectacles du temple de la culture. Quelques minutes plus tard, place aux festivités. L’artiste gabonaise Pamela Badjogo ouvre donc ce bal scénique. Nous remarquons toute suite sa familiarité avec la scène, elle dégage tellement d’énergie et fait ressortir autant sa vivacité. Sa complicité avec les spectateurs se crée et s’installe.

     

Elle les fait participer au point où ils ne manquent pas d’applaudir à la fin de chaque chanson. Sur la scène, c’est une amazone, une véritable guerrière qui danse et joue à sa guitare aux côtés des autres musiciens et des choristes qui l’ont accompagné pour cette occasion. Elle procédait toujours naturellement et ajouté à sa musique, son coté fun, jovial, sympathique et d’animatrice, si bien que le public ne pouvait pas s’empêcher de rire. Parmi certains titres qu’elle a exécutés, la chanson « Coulée » est aussi une fusion et une coloration de rythmes et de cultures. Connectée à ses joyaux traditionnels et aux racines de son pays natal, elle a transporté musicalement chacun avec cette mélodie.

Après cette première partie du show, place à la diva des musiques du monde. Sally Nyolo fait une rentrée remarquable en musique sur la scène de cette salle de spectacles et sur les ovations des spectateurs. Toute suite ils sont conquis par le charisme et la voix de cette reine du Bantou Groove. Accompagnée de sa calebasse et de sa flûte, elle adoucit les coeurs par la douceur de ses mélodies. Sa prestation est impressionnante, elle explore quelques registres musicaux selon les thèmes des chansons.

      

Son art est tellement fait de fusion au point où elle amène le public en balade en partant du Bikutsi, du Rock, quelques aires de Pop, de Blues sans oublier les cadences de Makossa et les contes (comme au village). Elle a exploré et à entonné plusieurs titres mais des chansons telles que « Ici bas » ou encore « Kilimanjaro » n’ont laissé nul indifférent. Le public criait et applaudissait à la fin de chaque chansons. A son tour, elle affichait sa mine joviale et disait : « Owé ». Électrique et vive sur la scène, elle ne manquait pas de bouger, de vibrer et de danser seule ou avec ses choristes, pour le plus grand bonheur des uns et des autres. Quelques minutes plus tard, Pamela l’a rejoint sur la scène. Toutes les deux, côte à côte, l’une près de l’autre, elles se mettent à chanter en harmonie.

 

A travers ce duo, nous voyons une véritable complicité entre ces deux artistes. Elles n’oublient pas le public et celui-ci répète en choeur le mot du refrain après elles, « Kor ». C’est sur cette chanson que les festivités se sont achevées, les deux artistes, les musiciens et les choristes ont remercié tous ceux qui ont honoré de leur présence.

TNK.

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