Le Chanteur et Arrangeur Camerounais Phillbill vient de faire une sortie sur l’achat des vues autour des contenus musicaux.

Depuis l’avenue du digital comme moyen incontournable pour vulgariser la musique, les artistes de par le monde ont choisi les plateformes de diffusions et d’écoutes de contenus musicaux (streaming), pour toucher un large public. Un choix plutôt intéressant pour d’avantage se vendre à l’extérieur de nos frontières. Sauf que, ce moyen est de plus en plus monétiser pour la quête des vues et commentaires entre autres.

Dans sa sortie le patron de Shaba Music étale une liste des méfaits du streaming notamment.

  • Une fan base Fake : dans ce sillage, il est important de préciser que l’achat des vues confères aux contenus premières une montée en puissance des vues, des likes et même des commentaires. Par contre une fois acheter, le système confère au contenu des fans robotique et non organique.
  • Vos contenus peuvent être facilement bannis des plateformes puisque vous trichez.
  • Vous n’obtiendrez aucun sous contrairement aux artistes ou créateurs de contenus qui sont rémunérés à partir de leurs plateformes. Le site statista.com évoque qu’en 2020 lors du confinement suite à la COVID-19, « …62, 1% de revenus mondiaux provenaient des services de streaming, les disques et les téléchargements représentant respectivement 19,5 % et 5% seulement  ».
  • Les fausses vues n’apportent aucune notoriété encore mois le développement de l’artiste si Oui sur une période fine et ne rendent pas une carrière durable.

Diyani Bill Munyengue plus connu sous le pseudonyme de Phillbill affirme que ce manque de professionnalisme de certains confrères artistes fait croire « …aux autres qui travaillent dur qu’ils ne travaillent pas assez ».

L’ artiste revient par cette sortie sur la réelle valeur des œuvres musicales consommées via les réseaux sociaux. Un débat loin d’être inédit, mais indexe de nombreux acteurs de l’art musical au plan local.

Serge Bonny

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