Le makossa un rythme qui pendant plusieurs décennies a été l’identité culturelle du Cameroun avec même à une certaine époque, une équipe nationale du makossa où l’on pouvait retrouver les mastodontes à l’instar de Toto guillaume, Émile kangue, Aladji tours etc…


Le papy groove Manu Dibango bien qu’en y ajoutant quelques ingrédients en fait sa base musicale au point où son titre « soul makossa » est repris par le rois de la pop Michael Jackson.

Le makossa ne domine alors pas que le Cameroun ou l’Afrique, mais s’exporte et inspire le monde. Plusieurs générations de chanteurs tiennent haut le flambo de ce rythme l’on peut citer longue longue , Serge polo , narcise pryze, joly priso et bien d’autres.

Depuis près de deux décennies ce rythme est en perte de vitesse totale et les raisons sont nombreuses.

La vague des musiques en provenances du Congo,de la côte d’Ivoire où du Nigeria, a tôt fait d’influencer une génération de ce rythme qui n’a pas hésiter à le diluer au point de perdre son essence.

Les arrangeurs et instrumentistes ont leur part de responsabilité dans ce déclin musical. Ces deniers ne prennent plus le temps de travailler à fond les mélodies et sont pressés de terminer le travail au moyens des nouvelles technologies qui devraient êtres utilisées additivement aux instruments standards dont la chaleur fait partie du ton et la couleur du makossa.

La providence a poussé les artistes makossa à s’approprier le problème du droit d’auteur et s’enliser dans des batailles de clan pour de l’argent pourtant le droit d’auteur est loin d’être la seule source de revenue artistique. Les spectacles et le positionnement digital sont d’autres ressources que la jeune génération n’hésite pas à saisir. La preuve ses derniers sont égéries de plusieurs entreprises et signent des contrats qui rapportent gros.

Se serait malhonnête de dire que tous les artistes makossa ne produisent plus de belles chansons « Eboka » de Petit pays et « Chérie coco » de Jacky kingue sont deux récents tubes qui mettent tout le monde d’accord. Mais il ne sont pas les seules bien d’autres belles chansons sortent mais sont mal connues ou peu connues par manque de promotion « amoureux » de Moukala le français, « laisse moi t’aimer » de Dany Muna en sont l’exemple. Et là encore le digital pourrait bien aider.

Les disc jockey qui demandent des bakchich au artistes pour jouer les chansons de ces derniers, le public qui choisi l’écoute de d’autres musiques, les médias qui inversent la diffusion de 80% de musiques locales et 20% de musiques étrangères, sont autant de raisons qui expliquent la presque disparition du makossa.

Il est temps, oui il est grand temps que chacun à son niveau prenne ses responsabilités.

SAUVONSLEMAKOSSA

ÉTIENNE EBOUDAP

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