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« Scène d’ébène » a lancé en 2015 l’initiative « Sur la route du Masa ». Il s’agit d’une synergie positive qui a pour but de garantir la présence des artistes camerounais sur les scènes artistiques et culturelles d’Afrique à savoir le MASA. La réussite de la précédente édition a amené les organisateurs de ce prestigieux événement à réserver la scène uniquement aux artistes d’Afrique centrale d’où le nom de « l’Escale Bantoo ». Dans le but de mobiliser des moyens nécessaires pour le voyage et le séjour des artistes camerounais à Abidjan (Côte d’Ivoire) du 10 au 17 mars prochain, Scène d’ébène a organisé deux concerts le 1er et le 2 mars 2018 à l’Institut Français de Douala.

Jeudi dernier, la première vague des artistes a effectué bel et bien son passage au sein du temple de la culture. C’est l’artiste Lornoar qui a ouvert les festivités.

Assise sur une chaise, munie de sa guitare, elle a conté et a bercé les coeurs et les âmes présents au sein de la salle de spectacles. Elle abordait des thèmes tels que l’amour ou encore les violences faites aux femmes. Bien que la salle n’était pas pleine, elle a fait participer les quelques spectateurs présents qui chantaient avec elle. À sa suite, l’artiste Le Berger a envahit la scène avec son troupeau musical.

  

Ses thématiques sont si profondes car elles évoquent les mariages forcés et précoces. Il associe à son Rap, les rythmes du grand Nord Cameroun et les cris et les battements des troupeaux. Il a chanté avec le public dans une atmosphère joviale et plaisante. Après Le Berger, c’est Adango Salicia Zulu (membre du Hip-hop Développé) qui preste à son tour.

  

Elle a apporté comme son prédécesseur de la vivacité, puis de la douceur avec ses mélodies si évocatrices et profondes. Ce premier concert s’est achevé avec la prestation de Teety Tezano, une autre membre du Hip-hop Développé. À la différence d’Adango, elle était accompagné des choristes. Elle a mis le feu sur la scène, surtout qu’elle joue avec cet espace où elle s’exprime.

Son jeu de scène est électrique et elle est présente via sa gestuelle et ses pas de danse. Elle a laissé le public sur sa fin qui en voulait encore vu que sa polyvalence et sa prestation sont aussi salutaires. Les rythmes et les mélodies de ces artistes s’inscrivent dans le registres des musiques du monde, des musiques métissées qui rencontrent d’autres genres pour fusionner ensemble. La suite s’est poursuivi ce vendredi 02 mars avec des artistes de renom tels que Armand Biyag, Gaëlle Wondje, Esthel Mveng et le groupe Love & Live. C’est la preuve que les artistes camerounais se distinguent comme il se doit et vont musicalement faire rayonner le vert-rouge-jaune sur le sol ivoirien.

TNK

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