La lauréate du prix Goncourt des lycéens 2020 Djaïli Amadou Amal a reçu vendredi  8 janvier 2021 à l’institut français du Cameroun antenne de Douala des hommages mérités pour son parcourt stupéfiant qui lui offre aujourd’hui le sacre d’ambassadrice de la littérature camerounaise, au travers de sa plume qui ne cesse de conquérir le monde.

 Autour d’une table et face à un public fou amoureux de l’auteure, le célèbre écrivain Pabé Mongo président de la l’association des écrivains du Cameroun va tour à tour décortiquer et de la plus belle des manières le parcours littéraire de celle qu’il aura tenu la main depuis 10 ans aujourd’hui.

Ses trois œuvres (Les Impatientes parut en 2020 aux éditions collas, Munyal: les larmes de la patience parut aux éditions proximités en 2017 et walaande: l’art de partager un mari parut en 2010) qui se positionnent de plus en plus sur la scène internationale explorent le quotidien perplexe des femmes des régions septentrionales du Cameroun victime de violences à la suite des mariages forcés et font souvent face aux discriminations liées à la scolarisation… Des sujets propres au reste de l’Afrique qu’elle écume en mêlant de manière non subtiles le caractère vicieux des uses et coutumes sur le sol africain comme un frein à l’épanouissement et l’émancipation des femmes. Djaïli Amadou Amal reste pour son père Pabé Mongo un succès pour la littérature camerounaise.

 D’un autre côté, la journaliste et féministe Henriette Ekwe prendra la relève cette fois pour étalé le succès sociale de l’hôte du jour pour sa nouvelle posture de présidente de l’association femme du sahel, mais aussi de saluer l’engagement et les prouesses  que portent le livre  »Les impatientes » sur la société.

Djaïli Amal cumule aujourd’hui plus de 30 bibliothèques scolaires dans les coins reculés de son pays le Cameroun, en plus de cela, la mère au foyer poursuivra dans les prochains jours une campagne de sensibilisation sur l’importance de l’éducation pour la gente féminine en offrant par la même occasion des livres  »… Afin de laisser la jeune fille s’ouvrir au monde  », une bibliothèque mobile est annoncée pour février 2021 dans la ville de Maroua.

Des actes salués par le public de l’institut français du Cameroun, le consul de France au Cameroun, le représentant du gouverneur de la région du littoral et le maire de Douala 2eme Denise fampou qu’on ont profité pour s’arracher les précieuses œuvres de l’auteure.

Serge BONNY

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