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De la pratique ancestrale à la mode, le tatouage a évolué avec les pensées et les cultures ainsi que l’interprétation des différents motifs qui ont une signification bien particulière.

Le mot tatouage tire son origine de Polynésie : le « tatau » est une pratique ancestrale très importante qui pourrait remonter à – 1 300 ans avant JC. Pour ces peuples, le tatouage est un marqueur social, car essentiellement pratiqué par les classes supérieures. Au Japon, les criminels sont tatoués de force sur le bras ou sur le front entre 1600 et 1868. Certains criminels en font leur symbole. En Afrique subsaharienne, certaines ethnies, dont les Peuls, tatouent les lèvres, les contours des gencives et la bouche à l’aide de petites aiguilles de bois.

Avec le temps le tatouage a évolué et est devenu une mode. Les peoples contribuent à le vulgariser. Le tatouage devient un accesoire de beauté pour homme et femme de tout âge et de toutes les classes sociales avec des motifs variés pratiqués avec des outils et techniques modernes.

Sur le plan sanitaire le tatouage n’est pas perçu comme un simple dessin sur la peau. Il s’agit d’un geste médical qui consiste à introduire des pigments de couleurs dans le derme. Se faire tatouer peut provoquer différentes complications de la peau à l’instar des infections bactériennes à staphylocoques, des risques infectieux viraux comme l’hépatite B, le VIH ou l’hépatite C. Des risques d’allergies dues à l’encre, Dans la plupart des cas, les complications sont consécutives au non-respect des règles d’hygiène, à la contamination de l’encre due à sa composition ou des aiguilles. Il est donc important d’être conscient de tous ces dangers avant de se lancer.

Bien que de nombreuses personnes trouvent stylé le fait d’avoir un tatouage, le regard de certaines personnes dans la société et le risque de complications devraient pousser les futures tatoués à bien réfléchir avant de passer à l’acte.

ÉTIENNE ÉBOUDAP.

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