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Directrice de publication du magazine AFRIK FASHION, Promotrice de l’évènement AFRIK FASHION SHOW  et directrice générale de la structure audiovisuelle et événementielle AVANT-GARDE PRODUCTION, nous avons rencontré Isabelle ANOH à Abidjan dans ses bureaux.

LDM :  Bonjour Isabelle Anoh

DS : Bonjour et bienvenue chez Avant garde production

LDM :  Que représente la mode la mode pour vous ?

IA : La mode chez moi est une envie qui date de longtemps depuis toute petite j’aimais déjà tout ce qui était dans l’air du temps, les tendances et autres. Pour moi, je pense qu’aujourd’hui on a fort besoin de faire comprendre aux uns et aux autres que se vêtir fait partir des besoins essentiel de la vie et surtout qu’a un niveau il faut aider nos créateurs de mode africain à vivre de leur art pour développer le continent, certes c’est un combat qui est plus profond que de ce vêtir mais c’est surtout aider un secteur à se développer.

LDM : Nous avons constaté que vous êtes une inconditionnée du pagne

IA : J’aime le pagne car j’estime que le pagne nous met mieux en valeur dans un premier temps et on a besoin de marquer notre originalité. Pour moi c’est une envie de montrer que la femme n’as pas besoin de se dévêtir pour être belle mais qu’elle a besoin d’être mise en valeur et pour ça, il faut porter du pagne.  Avec du pagne, on peut tout se permettre c’est ce qui est intéressant avec ce tissus, on peut faire des pantalons, des chemisiers, on peut le mixer avec un jeans bref on a une tel latitude qu’on ne devrait pas se priver. Le pagne aujourd’hui ne se porte plus en 3 pièces comme a l’époque et ça, les stylise l’on comprit et travaille à ce que le pagne soit accessible et aimer par tous.

LDM :  Comment se comporte Isabelle Anoh dans son environnement professionnel ?

IA : Je suis une personne très rigoureuse, je mets beaucoup de rigueur dans ce que je fais. Comme j’apprends des autres, j’inculque a une équipe ma façon de voir les choses, de fonctionner, de travailler. Mes collaborateurs disent de moi que je leur mets de la pression c’est vrai car sans pression on ne peut pas donner le meilleur de soi.

J’ai démarrée mon entreprise chez moi avec un ordinateur de montage et 3 personnes et aujourd’hui, l’entreprise a grandi à force de persévérance. Il faut croire en ses rêves, il ne faut pas baisser les bras et encore moins se décourager. On aura toujours des problèmes, il y aura toujours des personnes pour vous décourager, il y aura toujours des embûches mais je crois que le fait est de sauter le pas et se dire que l’on va y arriver.

LDM :  Comment ça s’organise un évènement comme AFRIK FASHION SHOW ?

AI : AFRIK FASHION SHOW qui se trouve être à sa douzième années et nécessite beaucoup de temps de travail dans la mise en place. Ceci part de l’élaboration d’une liste des créateurs de mode aux sites de l’événement, trouver des annonceurs, l’évènement se fait souvent sans grands moyens et avec le résultat époustouflant que nous avons après, certains croient qu’il y a un gros budget mais que non car malheureusement dans notre environnement, les promoteurs n’accompagnent pas la mode comme ils le feront avec la musique ou le sport.

LDM :  D’après vous a quoi est du ce refoulement ?

IA : Je n’arrive pas encore à me l’expliquer. En Afrique, on estime que la mode c’est du chiffon alors que la mode fait parties des besoins essentiels comme se nourrir et se soigner donc je ne peux pas comprendre que tous les matins on s’habille pour sortir et continuer à estimer que la mode est synonyme de frou-frou ou chiffon au point où j’entends des personnes me dire «  mais qu’est-ce que vous faites dans les événements de mode ? Restez par exemple dans l’économie c’est beaucoup plus sérieux » moi je réponds a tout ceux-là que la mode fait partie de l’économie d’où, participe au développement du pays. Il  faut plusieurs Maillons pour que l’économie se développe.

LDM :  En 12 ans d’un tel évènement qu’est-ce qui a changé positivement ?

IA : vous savez les gouvernements changent tellement dans nos pays en Afrique malheureusement. De notre côté, On a eu à attirer l’attention de nos gouvernants sur l’intérêt de la mode. Avant, on n’avait pas l’appui du ministère de la culture, aujourd’hui, ce ministère nous accompagne et contribue de façon financière a la réussite de l’évènement, Ça c’est dans un premier temps, ensuite, j’estime qu’aujourd’hui lorsqu’on parle de mode, les gens font un peu plus attention.

LDM : Entend que férue de mode que souhaitez-vous pour l’évolution de ce domaine?

IA : Je souhaiterai qu’il y est dans chaque pays africain une maison de la mode qui peut présenter des tenues, pas forcement pour la vente mais qui se trouve être un lieu de documentation sur la mode africaine, à partir de ce moment-là, on aura monsieur tout le monde qui pourra s’instruire sur ce site  en ce qui concerne le tapas, le raphia, le bogolan bref toutes les matières propre de chez nous et il comprendra que la mode ce n’est pas que s’habiller mais que ça va au-delà de l’effet vestimentaire.

LDM :  Merci Isabelle Anoh

IA : Merci à toute l’équipe de Laura Dave Média.

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