C’est avec pour objectif primordial de tabler sur la nécessité de restituer le patrimoine culturel africain et particulièrement celui du Cameroun, que s’est tenu ce mercredi 17 août 2022 à The Forest Créative Loft dans la ville de Douala la cérémonie de présentation des résultats de recherches des participants au projet « Raining Season School » sur le thème Unlearning And Being Free.

En présence des autorités traditionnelles de la ville de Douala et des personnalités de marques du monde des arts visuels et de la culture à l’exemple de Marylin Douala Manga Bell, Justine Gaga, Sa Majesté Jacques Nsame et des différents invités que ladite cérémonie s’est ouverte. Couplée de plusieurs Talks sur la transmission, la langue et quelques performances, elle a été d’un grand atout pour le public qui a répondu favorablement à cette initiative.

Les échanges très houleux ont tour à tour laisser place au Dr Bonaventure Soh Bejeng Ndikeng de s’appesantir sur l’importance du retour aux croyances ancestrales, tout en démystifiant les traditions africaines, très souvent vues d’un mauvais œil pour cause de mondialisation. Puis l’un des intervenants Bobo L’inox à éclairer la lanterne des un et des autres sur l’importance de transmettre nos valeurs africaines à la jeune génération.

Au vue de ces échanges, il en ressort comme solution :

  1. De mettre sur pied des discussions franche sur la question du retour des objets d’arts en Afrique.
  2. De Susciter chez les sujets un réel engouement autour de ce qui à trait au traditionnel.
  3. Réflexion sur la restitution comme moyen de réparation et de réappropriation de nos valeurs.
  4. Et enfin de procéder à la construction des musées d’art dont l’objectif sera, non seulement de conserver ses oeuvres mais aussi pour qu’ils soient de réel moteur de transmission des savoirs ancestraux.

Entre installation, Tableaux d’arts, sculptures, recueils poétiques les 5 artistes retenus pour le projet Raining Season School ont présenté un total 11 œuvres qui traitent essentiellement de la restitution, de la rééducation et de la répartition.

Les artistes plasticiens et performeurs tels que Wilfried Mbida, Dieudonné Njiella Kamga, Emmanuel Asafor, Ladifah Zeh Nsangou et Landry Nguetsa ont pour la plupart exposés des œuvres teintées de l’histoire du Cameroun, des lieux historiques, les archives, des images sur l’esclavage bref du passé colonial.
Sur la question liée aux archives, Dr Bonaventure Soh Bejeng invite les artistes  » à prendre le discours sur la restitution et le valoriser dans nos concepts… »

Serge Bonny

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