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Âgé de 29 ans pour 1m90 de taille et 200 kilos de poids, l’homme le plus fort du monde Iron Biby est notre invité ce jour dans Entretien Avec…
Présent au Cameroun pour vivre la CAN TOTAL ENERGIES CAMEROUN 2021, le Burkinabè qui a battu le 18 septembre 2021 le record mondial de loglift en portant une charge d’exactement 229 kg s’est livré à nous au cours d’une interview. Ses peines, ses motivations, ses difficultés et ses ambitions, lisez pour en savoir plus.

Laura Dave Média : Bonjour Iron Biby et bienvenue au Cameroun.
Iron Biby : Bonjour Merci

Laura Dave Média : Vous êtes actuellement au Cameroun en pleine période de la CAN, comment vous sentez-vous dans le pays des lions indomptables ?
Iron Biby : C’est d’abord un honneur d’être au Cameroun, un pays que j’ai toujours rêvé de visiter et je suis vraiment content d’être là.
Je suis là principalement pour soutenir les sportifs qui jouent mais, beaucoup plus pour soutenir les étalons du Burkina Faso.

Laura Dave Média : Iron Biby c’est le nom que tout le monde connaît pourtant à l’état civil vous êtes Cheick Ahmed Al-Hasan Sanou. Quelle est l’histoire autour du petit nom  »Iron Biby » ?
Iron Biby : Biby c’est mon surnom depuis l’enfance et puis Iron c’est le fer. On a juste associé les deux et c’est ce mélange là qui fait des merveilles aujourd’hui.

Laura Dave Média : Mais comment se présentait l’enfance de Iron Biby au Burkina Faso et même au Canada ?
Iron Biby : Plus jeune au Burkina, j’étais et je reste ce jeune passionné de sports. Presque chaque soir je faisais le sport et, ce n’était pas facile à cause de ma forme physique qui était à l’époque très critiquée par mon entourage, j’en ai énormément souffert.

Iron Biby : Du Canada, c’est encore la même passion mais là contrairement au Burkina ou je pratiquais toutes les disciplines, au Canada j’ai pu trouver une et c’est haltérophilie.

Laura Dave Média : A la base passionné de sport comme vous l’avez bien dis, vous avez flirté avec le football, football Américain, Basketball, Art martiaux… Mais pourquoi le choix de l’haltérophilie ?
Iron Biby : J’ai juste suivie la direction du vent…
Arrivé au Canada, j’étais dans une équipe de Basket-ball dans mon école et en 2010 précisément quand j’entre à l’université, il n’y avait pas d’équipe de Basket-ball de ce côté et je naviguais dans les salles de sports et comme par hasard j’ai fait la rencontre des athlètes de force qui mon montrer ce domaine de Powerlifting.

Laura Dave Média : C’était quoi votre motivation, fallait-il exprimer ou prouver que les moqueries d’hier pouvaient créer un succès ?
Iron Biby : La motivation elle était personnelle dûe à mes complexes, je voulais me sentir bien dans ma peau.
Je faisais le sport pour être bien dans ma peau et aussi motivé mes proches avec pour messages : Ne pas abandonner, chercher à montrer une meilleure version de sois même.

Laura Dave Média : On en parle depuis mais, c’est quoi la différence entre l’haltérophilie, la dynamophilie, le Strongman et le Powerlifting?
Iron Biby : Je peux dire que quand on parle de l’haltérophilie, Dynamophilie et Strongman, c’est la même grande famille. Nous avons tous en commun l’action de soulever des charges extrêmement lourdes. Quand on vient au niveau du Strongman, il s’agit des épreuves extrêmes, on soulève des charges qui peuvent blesser, c’est une activité extrême.

Laura Dave Média : Elles sont toutes des disciplines qui ne sont pas très ancrées dans nos mœurs en Afrique particulièrement au Burkina Faso, comment réussissez-vous à les imposer dans votre pays, au sein de votre entourage même ?
Iron Biby : C’est vrai qu’elles ne sont pas encore ancrées chez nous mais, nous tous nous savons que lorsqu’on parle africain, on voit directement la force. Facilement j’ai pu intégrer celà au Burkina Faso.

Laura Dave Média : Pour un jeune qui vous lis, quels sont les critères pour pratiquer ces disciplines ?
Iron Biby : Il faut être discipliné, il faut pratiquer et ensuite compétir.
les trois vont ensemble si vous voulez faire l’haltérophilie.

Laura Dave Média : Question alimentation, y’a-t’il des restrictions ? Comment Iron se nourrit ?
Iron Biby : Ça dépend des compétitions, il y;en a où on a plus besoin de cardio, ou on a besoin de force.
Pour mon cas, quand je préparais l’année dernière le record de loglift, j’étais obligé de beaucoup manger. Je mangeais en qualité tout ce qui est apport en protéines, en carbohydrate. Moi mon record en nourriture est de 9 jeunes poulets en une journée.

Laura Dave Média : Question Entraînement, comment est-ce que Iron Biby les prépare généralement ?
Iron Biby : Pour une compétition, je dois connaître la date, avoir mon programme d’entraînement, de récupération et de nutrition. Mes tranches d’entraînements sont de deux à trois mois et chaque jour, je suis à 3 à 4 h de temps d’entraînement.

Laura Dave Média : Vous avez 1m90 pour 200 kilos à seulement 29 ans, c’est énorme pour votre âge. On peut penser à un problème d’obésité si l’on s’en tient au ratio âge, poids et taille.
Iron Biby : Actuellement je pèse 200 kilos et le corps humain peut supporter beaucoup de charge dans l’intervalle 20 à 30 ans tout est question d’entretien.

Laura Dave Média : Si nous vous disons 2013 à quoi pensez-vous ?
Iron Biby : C’est l’année où j’ai remporté le championnat national de Powerlifting au Canada, catégorie junior.

C’était ma première compétition c’est toujours la meilleure et c’est de la que part ma grande motivation.

2021, est encore plus spéciale et très émotionnelle parce que j’ai pu briser deux records du monde en moins de 60 jours, c’est également l’année où je perd mon papa, je continu d’ailleurs de prier pour le repos de son âme.

Laura Dave Média : Quelles sont les difficultés que Iron Biby rencontrent en tant que sportif ?
Iron Biby : En tant que sportif c’est pas facile parce que l’athlète devient le produit à vendre et, une chance que j’ai est que je suis un diplômé administration des affaires spécialité management ce qui fait que j’arrive à me manager avec l’appui de ma performante équipe.

Laura Dave Média : Qu’elles sont vos ambitions? Ne pensez-vous pas qu’il est temps d’ étendre la pratique de l’haltérophilie en Afrique ?
Iron Biby : A long terme j’aimerais que cette discipline soit un peu partout en Afrique, c’est un devoir de préparer la révèle. On voit un peu de partout où il y’a des compétitions de Strongman c’est dire que d’ici quelques années, il y’aura d’autres Champions.

Laura Dave Média : Un mot de fin?
Iron Biby : Vraiment je vous remercie pour le soutien.
continuez de travailler dur, la vie c’est le travail et le travail c’est la santé.

Propos recueillis par Serge Bonny

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