Révélé au grand public grâce au phénomène viral “Coup du marteau” aux côtés de la Team Paiya, Kommander Samo Samo poursuit désormais son aventure artistique en solo tout en restant fidèle à son collectif. Entre nouveaux titres, passion pour le MMA et vision du succès, l’artiste se construit une identité hybride et assumée. Il se raconte ce mercredi 03 juin 2026, pas comme d’habitude.

“On est toujours en groupe, mais chacun exprime sa personnalité” : la Team Paiya reste intacte
Face aux interrogations sur une supposée séparation, Kommander Samo Samo clarifie : « Non, là on est toujours en groupe, on est toujours ensemble, mais chacun essaie d’exprimer sa personnalité. » L’artiste insiste sur la continuité du projet collectif : « Le groupe existe toujours. Là, on est même en tournée en France, en Europe, un peu partout. » Une dynamique qui permet à chaque membre de développer ses propres sons tout en capitalisant sur la force du collectif.

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De “Coup du marteau” à une carrière solo assumée
Le succès de “Coup du marteau” reste un tournant majeur dans sa carrière : « Tout ça part d’abord de “Coup du marteau”. On était juste dans la continuité. » Un titre devenu viral lors de la CAN 2023, qui a propulsé le collectif sur la scène internationale et ouvert la voie à de nouvelles opportunités.
Logobi et Faut Gbachi : retour aux racines et innovation musicale
Aujourd’hui, l’artiste explore de nouveaux univers avec des titres comme « Logobi » et « Faut Gbachi« . « C’est important de revisiter ce patrimoine populaire ivoirien. » Il défend une approche artistique ancrée dans la culture locale : « Aujourd’hui il y a beaucoup de styles qui naissent… moi c’est ma marque de fabrique. » Avec Logobi, il revendique un retour à une danse emblématique : « Vu que personne ne fait du logobi, je me suis dit : fais ce que tu aimes. »
MMA et musique : un équilibre entre discipline et performance
Au-delà de la musique, Kommander Samo Samo est également attiré par le sport de combat, notamment le MMA. « Ma passion, c’est le MMA. Je peux pas laisser la musique, donc j’essaie de mélanger les deux. » Pour lui, les deux univers sont complémentaires : « Le MMA, c’est la discipline. Il faut s’entraîner, être productif. » Mais les sensations sont différentes : « Le MMA c’est deux fois plus d’adrénaline… la musique, c’est deux fois plus de joie. »

Une ascension rapide après une génération de rupture
L’artiste reconnaît la chance et la vitesse de son ascension : « On est arrivés d’un coup et boum… les gens pensaient qu’on n’allait pas maintenir le cap. » Mais le collectif reste solide : « Par la grâce de Dieu, on est encore là. La Team Paiya reste forte aujourd’hui. »
L’énergie de la rue comme identité artistique
Kommander Samo Samo revendique ses origines comme moteur créatif : « Je viens de la rue. Je promeus ce que j’ai vécu, mon monde et les gens avec qui j’ai grandi. » Son style repose sur une énergie brute et populaire, qui séduit un large public à travers l’humour, la danse et des sons accessibles.
Le Zénith de Paris : symbole d’une nouvelle génération ivoirienne
Le passage sur des scènes internationales marque un tournant symbolique : « Ça a été un soulagement pour nous les artistes ivoiriens. Voir un jeune remplir le Zénith, ça montre que tout est possible. » Il cite la montée en puissance d’une nouvelle génération : « La Côte d’Ivoire est sur une lancée. »

Une stratégie simple : rester authentique
Face au succès, l’artiste refuse de complexifier sa méthode : « Ça c’est naturel. On ne peut pas dire pourquoi les gens t’aiment. » Une philosophie basée sur la spontanéité et la proximité avec le public.
Un artiste entre collectif, identité et ambition
Entre succès viral, identité culturelle forte et ouverture vers le MMA, Kommander Samo Samo incarne une nouvelle génération d’artistes africains : polyvalents, ancrés dans leur culture et en constante évolution. Avec des projets en solo, des collaborations et une présence scénique affirmée, il confirme une trajectoire en pleine ascension, portée par l’énergie du collectif et une vision personnelle du succès.

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Diane Laure MISSEKOU








