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Le Hip-Hop camerounais connait une ascension fulgurante depuis quelques années. Cette musique englobe plusieurs variétés populaires. La génération actuelle porte avec brio le flambeau de ce mouvement au-delà des frontières. Mais cette saga ne date pas d’aujourd’hui, ses premiers soldats ont posé des bases et marqué ses débuts.

  • L’avènement de la « Break dance » à Yaoundé

Dans les années 80, le Hip-Hop arrive au Cameroun via la danse et le groupe Yaoundé City Breakers est né. Il affronte en 1984 au Cinéma Théâtre L’Abbia un crew de danse conduit par Sydney, le précurseur du Hip-Hop en France. Encadré par le groupe de Yaoundé, le jeune Paul Édouard Etoundi alias Krotal assiste donc à cette confrontation.

 

  • Open mics et création des premiers groupes

Au départ, les rappeurs font des freestyles dans les rues encore appelés « Open Mics ». En 1988, sous l’influence de Public Enemy ou Niggas With Attitude, les groupes DTM de Big B-Zy et Anonym Crew de Krotal sont nés.

  • Les difficultés du rap Cameroun et le concept de  » Sunday Rap »

Au début des années 90, le rap camerounais rencontre des difficultés et n’est pas considéré comme une musique au même titre que le Makossa et le Bikutsi. En 1993, des cafés Hip-Hop tels que les « Sunday Rap » sont organisés. Les groupes Umar CVM de DJ Bilik, Negrissim, Ra-Syn, Anonyme Crew et Ak Sang Grave se révèlent grâce au Sunday Rap.

  • La premiere chanson Rap et la professionnalisation du Hip-Hop camerounais

L’histoire retient que le premier son audio de Rap est « Yor » de l’artiste Benjo, considéré ainsi comme une performance fondatrice. Le milieu du Hip Hop connait un début de professionnalisation avec la création du premier label rap « Mapane Records » en 1997 par Louis Tsoungui.

  • Le concept « Hip-Hop de la brousse » et la floraison des années 2000

    

Negrissim de Sadrak et Boudor utilise pour la première fois des balafons dans la musique rap. Cette association est encore appelée « Hip-Hop de la brousse » avec des rythmes traditionnelles et des langues maternelles. Les années 2000 sont florissantes avec des hits légendaires. C’est le cas de Big B-Zy qui cartonne à la fin de 1999 avec « Na Monguele Wa » en duo avec Charlotte Dipanda. Negrissim fait forte impression en 2000 avec « Appelle ta grand-mère »; Bantou Po Si avec « Nickless » ; Krotal en 2003 avec « Jamais » ; Ak Sang Grave avec « Fais quoi fais quoi » et Koppo en 2004 avec « Si tu vois ma go ».

  • Hip-Hop camerounais : révolution et génération dorée

    

Le rap camerounais connait un changement considérable avec une association de variétés diverses et d’expressions populaires du bled. La chanson qui révolutionne les musiques urbaines est « Hein père » de Stanley Enow. L’utilisation de l’argot camerounais est un atout à travers un rap camerounais posé un beat à « l’américaine ». La génération dorée et actuelle à l’instar de Tenor, Franko, Locko, Mr Leo, Daphne, Salatiel et bien d’autres connaissent du succès dans ce registre.

TNK.

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