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Après la conférence de jeudi 25 janvier 2018 sur l’Entrepreneuriat des femmes africaines, la danse a pris le pouvoir sur la scène de la salle de spectacle de l’Institut Français de Douala. Les danseuses ont pris le public en otage  par la force d’attraction de la danse et les chorégraphies qui ont accompagné cette exécution.

Tout est calme comme un désert, aucun fond sonore en ce lieu. Les danseuses sont tous vêtues de noir. Elles ont interprété par la danse le discours d’Angela Davis prononcé en 2017 et qui prône l’émancipation des femmes noires, leur vision sociale et politique et surtout leur manifestation pour une justice équitable et universelle.

 

La chorégraphie et la mise en scène ont été assurées par Nathalie Mangwa. La musique exécutée par la rappeuse Lady B et les autres danseuses ont joué leur partition à savoir Agathe Djokam et Amélie Messaga Mbollo. La musique était faite de paroles et dépourvue de mélodies et de sonorité. Une véritable démonstration de Slam et de poésie. Une danse contemporaine marqué des mouvements, des vibrations et des petites acrobaties. Nous avions l’impression qu’elles étaient en transe mais elles étaient dans la peau de leur personnage. Nous voyions Lady B parler haut et fort : « je suis fière d’être une esclave libre ». Elle secoue si fortement sa tête et balance dans les sens sa coiffure.

  

Agathe Djokam se plie le corps comme un serpent et entre tellement dans son personnage de danseuse au point d’être dans une autre dimension. L’émotion règne bel et bien sûr leur visage, parfois la joie les gagne et c’est au tour de la tristesse de se manifester. A travers la danse, elles ont exprimé le vécu et le quotidien de ces femmes et des personnes qui ont été victimes des injustices, des violences et de l’oppression. Elles ont manifesté cette émancipation et se sont servies de la parole afin d’exprimer avec liberté, leur pensée, leur vision et l’espoir des conditions d’une vie meilleure.

TNK.

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