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Résident depuis 2014 au canada, le jeune chanteur de rap Brice Dunbarr (BD) de son vrai nom Brice IKOUE en vacance au Cameroun s’est dévoilé au magazine Laura Dave Media dans le cadre d’une interview dont l’objectif est de passé en revue son attachement, sa passion pour la musique. Il a d’ailleurs décidé depuis janvier 2021 d’en faire une carrière en offrant aux mélomanes son tout premier morceau intitulé  » BD WHO ARE YOU « . Qui est-il ? Quelles sont ses aspirations ? Découvrez tout dans Entretien Avec…

Laura Dave Média : Bonjour Brice Dunbarr,
Bienvenue au Cameroun, Bienvenue chez Laura Dave Média.
Brice Dunbarr : Bonjour et merci pour l’accueil, je suis très heureux d’être là.

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Laura Dave Media : De prime abord, comment est-ce qu’on peut présenter Brice Dunbarr au public camerounais ?
Brice Dunbarr : Je me nomme BRICE DUNBARR, un jeune camerounais qui réside depuis 6 ans aujourd’hui à Toronto au canada, passionné de musique puisque récemment j’ai décidé de faire carrière parce que, nous en tant que camerounais avons la musique est notre notre ADN, dans le notre sang.

Laura Dave Media : A quel moment se fait le déclic pour la musique chez vous?
Brice Dunbarr : Comme je disais, la musique est dans la vibe des camerounais, chez moi c’est je crois depuis mes 10 ans que j’ai ressenti cet amour inexplicable pour la musique et, je me suis dis qu’il me faut à tout prix passer à l’acte.

Laura Dave Media : Qu’est-ce qui vous motive réellement à embrasser la musique comme métier malgré les peines de certains ?
Brice Dunbarr : La musique pour moi a toujours été une histoire de famille, mon père plus jeune a joué dans un orchestre avec le chanteur SAM MBENDE et moi également pendant mes années au collège vogt à Yaoundé j’en faisais pareil. Même étant au canada, par passion j’ai du crée un groupe de rock qui s’appelait BANK HEIST avec des personnes que j’ai rencontré de l’autre côté histoire de m’exprimer…je pense que c’est plus une histoire de passion.

Laura Dave Media : A L’époque, les parents étaient-ils réfractaire à l’idée que leur fils se retrouve dans la musique ? Sinon quelle astuce avez-vous opté pour les convaincre ?
Brice Dunbarr : Vous savez, pour beaucoup de parents c’est difficile au début d’entrevoir une carrière musicale pour sa progéniture par exemple en contexte Cameroun. Mais, pour ma part mes parents ont toujours eu de l’affection pour le côté artistique, le côté star ce qui a forcément jouer en ma faveur bien que j’ai passé pas mal d’année dans la musique sans jouer et en même temps aussi j’ai traversé un âge qui me permet heureusement de prendre mes décisions avec le soutien bien sûr et la bénédiction de mes parents.

Laura Dave Media : Parlons de Zanzibar, un personnage de la musique camerounaise pour qui vous avez une grande admiration.
Brice Dunbarr : C’est quelqu’un que j’affectionne particulièrement déjà pour son audace d’avoir démarré la musique étant très jeune et surtout à une époque très complexe, également pour cette facilité qu’il a eu de vendre le bikutsi avec non seulement sa musique, l’accoutrement et le charisme qui allaient avec… il incarnait vraiment la musique camerounaise. J’ai été aussi influencé par beaucoup de grands noms de la musique ici au Cameroun comme Ntumba Mimka que je considérais comme un oncle puisque très proche de ma famille, et à l’international par exemple par le batteur Jamaïcain SLY DUNBAR, il y’a Mc solar pour sa poésie et bien d’autres encore…

Laura Dave Media : Par rapport à tes influences zanzibar faisait plus la promotion du Bikutsi et toi, tu t’identifies plus dans le rock et le rap, pourquoi ce choix ?
Brice Dunbarr : Moi je suis Brice Dunbarr, Zanzibar c’est zanzibar, il y’a des influences et moi je suis à mes débuts. Mon rap au niveau instrumental il y’a une fusion de dance hall, du reggae de l’afro… j’ai grandi en écoutant plein de musique mais le Rap, je ne peux me défaire!

Maintenant est ce que je vais m’arrêter au Rap je ne pense pas. Je suis en plein processus de développement de mon art et au fur et à mesure il y a d’autres éléments qu’on ajoutera.

Laura Dave Media : Tu es au Cameroun actuellement pour les vacances, mais tu en profites également pour présenter ton nouveau projet musical. Parlez-nous de celui-ci.
Brice Dunbarr : Là actuellement je viens de sortir un troisième single avec pour ambition d’offrir d’autres plutard mais je m’appesanti plus sur « BD WHO ARE YOU » qui est sorti il y’a peu. Cette chanson parle en gros de moi, d’où j’ai grandi, de la beauté, d’indépendance, de romance avec beaucoup de connexion autour de mes origines en tant que camerounais.

Laura Dave Media : Mais est ce que cette pluralité de rythmes qu’on y retrouve ne vous fera pas perdre vos marques en tant que rappeur ?
Brice Dunbarr : C’est vrai, c’est également un risque pour moi et il y’a pas mal de musiciens dehors mais moi, je recherche des personnes ou du moins un public qui pourra facilement être connecté à ma parole, aux messages que je transmets qu’importe le rythme que vous aimez, l’objectif est qu’on se retrouve dans les paroles.

Laura Dave Media : Avec un regard extérieur, comment trouvez-vous la musique camerounaise ?
Brice Dunbarr : Je suis vraiment tout ce qui se passe au pays et je pense que la musique camerounaise évolue à son rythme c’est-à-dire tout doucement, il y’a plein d’artistes qui ont le vent en poupe aujourd’hui et c’est super intéressant que notre musique puisque traversée les frontières grâce aux artistes tels que Salatiel, stanley Enow, Daphnée et les autres, il y’a une originalité dans notre musique et c’est notre arme précieuse.

Laura Dave Media : Dans la nouvelle génération de chanteur camerounais quels sont artistes que vous affectionnez le plus ?
Brice Dunbarr : J’ai beaucoup d’admiration pour Nabila Rodriguez déjà pour sa musique, ses paroles, j’aime bien son style aussi. Il y a également Ténor à qui je souhaite beaucoup d’ailleurs de courage et toutes mes condoléances à la famille de la jeune dame décédée… Je serais très heureux de faire des featurings avec ces artistes.

Laura Dave Media : Jusqu’ici où est ce vous puissiez les revenus pour financer votre projet musical ?
Brice Dunbarr : Compte tenu du fait que je sois à mes débuts, le financement de ce projet vient de mes propres revenus, je suis quelqu’un qui fait dans les finances et pour le moment je ne suis pas encore au stade ou je vais prétendre financer mes projets avec la musique uniquement.

Laura Dave Media : Quels sont les projets avenir de Brice?
Brice Dunbarr : Déjà après les trois singles que j’ai offerts, il y en aura d’autres et également des featurings avec des chanteurs de la diaspora et peut-être un EP d’ici la fin d’année.

Laura Dave Media : Un mot de fin par rapport à l’immigration clandestine.
Brice Dunbarr : Ça me fait énormément plaisir de revenir au pays, je vois que les choses évoluent au pays contrairement à ce qui beaucoup disent. De ma part c’est dommage et sa désole mais, dans la vie chaque être humain a ses réalités et son étoile. Partir c’est bien beau mais il y a des réalités, ce qui se passe aujourd’hui est du à plusieurs facteurs qu’on néglige et il faut que les mentalités changent, ce ne sont pas des choses qu’on aimerait voir à la télé.

Laura Dave Media : Merci à vous Brice Dunbarr d’avoir répondu à nos questions.
Brice Dunbarr : C’était un plaisir d’échanger avec vous.

Propos recueillis par Serge Bonny

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