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Illustratrice 2D, bédéiste, portraitiste, Reine Dibussi est une étoile montante dans le monde de l’illustration. Elle est une adepte du concept « Art », le procédé utilisé dans l’industrie du jeu vidéo, du design, de l’animation, de la publicité et même du cinéma pour convertir une idée en visuel.

C’est à Yaoundé, le 19 Septembre 1986 qu’elle pousse son premier cri.  Très tôt elle côtoie l’univers des bandes dessinées et de la littérature  jeunesse, encouragée par sa mère.  C’est le début d’une longue aventure baignée dans les histoires racontées par «Les Aventures de Kouakou », « Lucky Luke », « Le club des cinq »  et «  Les j’aime lire » entre autres. Les dessins animés comme « Kimbo », « Les aventuriers de l’espace »,  «  Lady oscar » ne la laissent pas indifférente.  Tout ceci  pousse Reine Dibussi  à dessiner dès l’instant où  elle parvient à tenir un crayon.  Dès lors, elle n’a plus jamais arrêté.

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  Elle débute ses études du primaire au secondaire à Yaoundé  et obtient en 2006  un baccalauréat scientifique, option physique au Lycée Fustel de Coulanges. Après avoir fait deux années en langues et civilisation anglaise à l’Université de Haute Bretagne,  elle intègre la prestigieuse Ecole d’Emile Cohl de Lyon  où  elle se concentre sur l’apprentissage des techniques de dessin, la peinture et la sculpture classique, avant d’aborder l’art numérique, l’illustration, le dessin animé et le graphisme. Elle est particulièrement passionnée par les travaux des illustrateurs comme Sergio Toppi et Joseph Christian Leyendecker. Depuis sa sortie d’école, et de retour au Cameroun en 2015,  elle  ne cesse d’apprendre en autodidacte via des tutoriels d’artistes en ligne. Elle a un parcours admirable, au regard de ses réalisations. 

Elle a collaboré à la conception  de la BD « Abito et Kiraa » dans la Planète J’aime Lire. Elle a participé à de nombreuses rencontres entre autres, le record du monde Guinness de la plus Grande BD du Monde avec son école Emile Cohl à Lyon et aussi au Mboa BD Festival où elle a exposé ses œuvres lors des éditions de 2014 et 2015. En 2016, elle se fait connaitre par le public grâce à son exposition intitulée « Divergence dessinée » à l’Institut Français de Yaoundé ; et puis en novembre 2017, elle offre au public le premier tome de la bande dessinée  « MULATAKO » qui signifie « Union » en langue Douala, une œuvre de science-fiction auto éditée et constitué de 54 pages. C’est  une histoire à la camerounaise inspirée du « Mami wata », une sorte de sirène inscrite dans la mythologie des peuples de la cote du Cameroun. En 2019 elle est l’unique camerounaise sollicitée pour illustrer la page de Google durant la coupe du monde féminine de football.  Il est important de noter qu’elle a collaboré avec Joëlle Ebongue entre 2016 et 2017, pour la réalisation de la couleur et la mise en page de « La Vie D’ébène Duta ». Une autre collaboration non négligeable est sa participation dans la production du tout premier long métrage d’animation camerounais « Minga et la cuillère cassée » en tant qu’illustratrice 2D.

 Le tome 2 de « MULATAKO »  dont la date de sortie a été repoussée plusieurs fois à cause du Covid 19  est désormais disponible et ce depuis le 10 février dernier.  Il est critiqué par le journaliste Thomas Roland comme étant « une BD d’aventure, des dessins jeunesse, féministe, un scénario plus étoffé avec des personnages qui se montrent plus complexe, une petite taille (Jéméa, l’héroïne) qui fait face à l’adversité ». Actuellement Reine Dibussi travaille  en posture de scénariste pour le jeu vidéo « Amma ». 

Dans sa peau d’illustratrice, elle incarne une féministe  qui milite pour la place de la femme dans la BD. D’ailleurs elle dit ceci : « Les femmes doivent prendre leur place dans le milieu de la bande dessinée, qui n’est clairement pas pensé pour elles. Il faut qu’elles arrêtent de demander la permission et qu’elles s’imposent là où elles ne sont pas attendues ». Ses œuvres en disent  plus quant à son caractère anti conformiste.  Reine Dibussi, c’est  une véritable passionnée du dessin qui n’a pas encore terminé de montrer au monde tout ce dont elle est capable ! 

  Lafleur MBOUGNIA ( Stagiaire )

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3 Commentaires

  1. Moi j’aime bien les bandes dessinées, pourtant jusqu’à présent je ne connaissais que peu d’illustrateurs camer.
    Super article.👌👌

  2. Je trouve l’article très intéressant et riche. C’est une bonne dose de motivation et d’inspiration qui montre que la passion nous ouvre de grandes opportunités.
    J’ai aussi aimé le style fluide et accrocheur de la personne qui a rédigé l’article, belle plume ! Bravo 👏👏👏.

    Lina Martina.

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