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Auteur du célèbre titre  » Viviane », Prince Aimé est un chanteur et guitariste Camerounais non voyant de naissance qui a vu sa carrière musicale prendre un coup après son départ en France.
De retour au Cameroun depuis le 15 Mai 2021, le chanteur s’est ouvert à Laura Dave Média et raconte ses déboires tout en annonçant ses projets à venir dans Entretien Avec…

Laura Dave Média : Bonjour prince Aimé, bon retour au Cameroun et bienvenue à Laura Dave Média
Prince Aimé : Bonjour et merci de m’accueillir sur ce plateau;

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LDM : Pour ceux qui ne vous connaissent pas, qui est Prince Aimé ?
Prince Aimé : prince Aimé est un jeune artiste musicien non voyant de naissance qui est né à Yaoundé et grandi à Douala en passant par Buea où il a fait ses études, il aime la musique depuis sa tendre enfance, croit en lui et en Dieu, il a eu la chance de rencontrer des personnes qui l’ont aidé à commencer à réaliser ses rêves et a pu mettre sur le marché discographique Camerounais son premier album entre 2004 et 2005, il est entré par la grande porte des artistes musiciens qui ont marqué la nation et n’ont jamais baissé les bras ;

LDM: À quel moment prince Aimé se dit être un appelé de ce métier ?
Prince Aimé : j’ai toujours cru que je suis fait pour être musicien, né pour chanter pour faire de la musique mais seulement je ne savais pas quel genre de carrière musicale je pouvais faire. J’ai toujours su que ma destinée et mon destin étaient liés ;

LDM: Vous êtes un artiste à voix, comment l’entretenez-vous?
Prince Aimé : je ne fais pas grand chose, elle est naturelle, elle est comme le bon Dieu me l’a donné ;

LDM: Quel autre métier avez-vous toujours voulu exercer ?
Prince Aimé : Si je n’étais pas artiste musicien et si j’avais la vue je serais footballeur, j’aime beaucoup le football, je suis passionné de foot. Ces derniers temps j’ai pensé à faire des cours d’informatique pour non voyants parce-que j’aime bien aussi l’informatique ;

LDM: Qui a produit vos premières œuvres et quelles sont vos relations aujourd’hui ?
Prince Aimé : Mon premier projet a été produit et réalisé par LES Éditions Flash Musiques, il est un grand frère et proche de la famille, on ne s’est jamais véritablement séparés.

LDM: Où est Viviane ?
Prince Aimé : Viviane est quelque part au Cameroun ou ailleurs, c’est une fille qui a marqué l’histoire de ma carrière elle a été un mal pour un bien et nous avons de bonnes relations. C’est une histoire réelle même s’il y a des arguments qui ont été rajouté pour le suspens et le charme.

LDM: En 2016, vous allez en France, pourquoi ?
Prince Aimé : En réalité je suis parti comme tout artiste , J’avais l’habitude d’effectuer les tournées en Europe pour y faire des spectacles. Je suis parti cette fois-là et j’ai pensé qu’il fallait essayer de tenter une intervention chirurgicale par rapport à ma vision qui me permettrait d’avoir juste un pourcentage de vue, c’est la première raison. L’opération n’a pas eu lieu parce qu’il fallait avoir plusieurs papiers, je ne pouvais pas supporter la charge de cette opération du coup elle n’a pas eu lieu jusqu’à ce que je retourne, il faut dire que je n’avais pas encore obtenu ma carte de séjour.

LDM: La France regorge plusieurs communautés Camerounaises, à laquelle apparteniez-vous?
Prince Aimé : justement à la communauté africaine et Camerounaise puisque je suis de nationalité camerounaise, en tant que africain j’ai côtoyé la communauté Ivoirienne. Il faut noter que même dans les communautés européennes j’ai pu retrouver du soutien, je me suis intégré dans leur culture. J’ai fait pas mal de festivals européens.

LDM: quelles sont vos relations avec les artistes de la diaspora ?
Prince Aimé : il y a beaucoup d’artistes qui m’ont soutenu, mais réellement je dirais qu’il y a papa Salle John, Big Benji MATEKE, mon frangin Jacky KINGUE, Papa Zoé, papa pierre Didier TCHAKOUNTE et même les jeunes comme moi à l’instar de Simon Longue Longue , ils sont nombreux.

LDM: Qui était votre manager là-bas?
Prince Aimé : je n’avais pas une personne qui était au devant pour manager ma carrière, je n’étais pas dans une situation de carrière épanouie, c’était difficile de confier sa carrière à une personne, je travaillais avec plusieurs personnes.

LDM: On vous a vu chanter dans le métro, racontez-nous cette expérience
Prince Aimé : chanter dans le métro est l’une des belles aventures et beau souvenir que j’ai eu à Paris. Ce n’est pas n’importe quel artiste qui arrive à toucher le public du métro. Stromae a rencontré son producteur dans un métro et même le grand Gims parfois joue dans le métro pour le plaisir de ses fans. Jouer dans le métro n’est pas une situation d’humiliation ni de mendicité.

LDM: Avez-vous pensé un jour signer la nationalité française ?
Prince Aimé : je n’y ai jamais pensé, je voulais obtenir mon titre de séjour, avoir la possibilité de revenir au Cameroun et faire mes allers et retours comme tout artiste . Je n’ai à aucun moment eu l’idée de la signer.

LDM: Si on vous informe aujourd’hui que votre carte de séjour est enfin là, rentreriez-vous en France?
Prince Aimé : Vraiment je suis au Cameroun et je veux profiter de mon pays, l’amour de mes fans, des beaux repas de chez-moi, de la mer de kribi, des berges du Wouri. S’il m’arrive d’avoir un visa qui me permet d’aller en Europe et de revenir , je serai heureux, je suis fier d’être Camerounais.

LDM: Vous êtes de retour au Cameroun, pourquoi avez-vous décidé de rentrer cinq ans après?
Prince Aimé : je rentre au Cameroun parce que en France je n’étais pas dans une situation légale, il faut dire que je n’étais pas épanoui dans ma carrière professionnelle, je n’avais pas d’accompagnement à la hauteur de mes difficultés. À un moment donné je n’avais aucune source de revenus stable, je ne travaillais pas, je n’avais pas de titre de séjour je ne pouvais que profiter de certains cachets de soirées en off, c’était très compliqué et administrativement les choses n’avançaient pas, j’avais passé beaucoup de moments dans cette situation, il était préférable pour moi de retourner au pays.

LDM: quelle était la première chose que vous avez faite à votre arrivée ?
Votre 1er repas?
Prince Aimé : j’ai mangé du riz et j’ai beaucoup apprécié parce-que c’est l’un de mes repas favori avec la sauce,
1ere chanson locale écoutée ?
‘ Je n’ai rien fait  » de Happy, j’étais content très émerveillé et je rigolais en écoutant ça et quelque part aussi je disais je n’ai rien fait parce-que à un moment beaucoup de choses ont été dites sur moi,
1ere scène ?
C’était ici à Douala au mariage d’une sœur de la famille qui a appris que je suis au Cameroun. Le public a acclamé je voulais pleurer mais je me suis retenu car j’ai beaucoup pleuré à Paris et je ne pleurerai plus au Cameroun.

LDM: Parlons un peu du social, vous êtes une star de la chanson malgré votre handicap, avez-vous déjà entrepris des actions à l’égard d’autres handicapés qui n’ont pas la chance d’être sous les feux comme vous ?
Prince Aimé : c’est ma passion je prend plaisir à le faire, si je suis ce que je suis c’est parce qu’il ya d’autres personnes qui m’ont soutenu et c’est mon devoir de soutenir les autres. J’ai mon fils Dany Landro qui est non voyant comme moi j’ai travaillé dur pour qu’il puisse intégrer le domaine musical, j’ai composé des chansons pour lui et nous avons produit son album avec l’aide de sa famille. C’est un garçon qui travaille il n’est pas encore connu mais c’est une étoile de la musique Makossa.
Il ya également Martial Solo. Je ne soutiens pas mal d’handicapés.

LDM: Appartenez-vous à une association pour mal voyants ?
Prince Aimé : Au Cameroun non pour l’instant, je suis atteint d’une cécité totale depuis ma naissance c’est le pourquoi je voulais me faire opérer pour avoir un peu de vue. En France j’avais intégré une association ;

LDM: Vous êtes père d’une fille, est-elle fière de vous?
Prince Aimé : Ma fille est très fière de moi et moi d’elle, je l’appelle affectueusement  »ma copine » elle a 16 ans et elle vit au Cameroun avec sa famille maternelle. Si elle avait une solution pour mon bonheur elle n’hésiterait pas à me la donner;

LDM: Quels sont vos défauts, qualités et hobbies ?
Prince Aimé : j’aime être accompagné, soutenu, je n’aime pas qu’on m’étouffe,
Mes qualités vraiment je ne les connais pas ce sont les autres qui les connaissent,
Mon premier plaisir c’est ma passion, ma musique, ma guitare, mon public, les studios, après j’aime mes fans, j’aime aussi bien avoir autour de moi des amies femmes.
Je suis passionné du sport, je pratique parfois de la gym, j’aime tellement le football et j’écoute des émissions de football, j’ai beaucoup de joueurs qui m’ont marqué Roger Milla, Oman Biyick, Samuel Eto’o, le roi pelé, cristiano Ronaldo, Messi.

LDM: En 2020, vous proposez un single aux mélomanes, parlez nous-en
Prince Aimé : Oui la chanson  »je vous aimes ». En réalité il faut dire que j’étais dans une situation vraiment compliquée que je n’avais pas eu la chance d’enregistrer d’autres chansons. J’ai écrit pas mal de chansons mais je n’avais pas la possibilité de les produire et réaliser. Quand j’ai passé ce cri de détresse au même moment j’ai eu l’inspiration d’entrer en studio avec le concours de Shegue Blaise au Cameroun et d’Adolphe Kumba boy à Paris et derrière cette chanson j’ai fait plusieurs autres que je n’ai pas encore enregistré.

LDM: prince Aimé artiste gospel ?
Prince Aimé : Prince Aimé artiste qui fait dans la diversité, je suis quelqu’un qui croit en Jésus et je suis non plus quelq’un selon lequel ceux qui ne croient pas sont du diable. Je ne fait pas que dans le gospel . J’écris des textes diversifiés je partage à travers mes chansons, mes bonheurs, mes peines et mes plaisirs .

LDM: À quand les prochaines chansons ?
Prince Aimé : le prochain son c’est pour bientôt, j’attends que le producteur ouvre la console. Ça sera d’abord un single de deux ou trois titres et plus tard un album si un label veut bien me suivre.

LDM: Qui fait parti de votre équipe actuelle ?
Prince Aimé : pour l’instant je ne pourrais pas signer quelqu’un, j’ai des amis qui me soutiennent comme Billy Christian, Cyrille Bojiko, Franklin de radio Golf, j’ai pas mal de personnes qui me soutiennent, je ne veux pas bloquer une quelconque aide, j’attends avant de designer une équipe.

LDM: Prince Aimé est sur les réseaux sociaux ?
Prince Aimé : pour l’instant on est entrain de travailler, jusqu’à présent je n’y suis pas, ce sont des amis ou peut-être d’autres personnes à qui je donne l’autorisation de publier, même comme d’autres personnes sans autorisation publient mes œuvres sur Youtube. On met sur pieds une page officielle Prince Aimé youtube, Facebook, Twitter, Tik Tok.

LDM: qui a prise la vidéo où on vous voit à l’aéroport vous enrouler, avez-vous autorisé cela?
Prince Aimé : il faut dire qu’il y a eu un désagrément et depuis un moment je manifestais le désir de rentrer, à la dernière minute je devais rentrer sauf que certaines raisons médicales ne m’ont pas permis de partir avant de mon hébergement pour l’aéroport, je suis arrivé à 11h50 parce que je devais obtenir un test Covid-19 et je l’ai eu très tard. J’arrive à l’aéroport on me dit que le vol est fermé et en plus on ne me donne pas de solution et on me demande de payer une amende, c’est la goutte d’eau qui a débordée le vase, je suis un humain je me suis emporté, ça a donné le désagrément que vous avez vu, je demande pardon à mes fans pour cela. Je ne sais pas qui l’a fait, je n’ai pas demandé à ce qu’elle soit diffusée, mais c’est un bien pour un mal cela a permis à ce que tout le monde sache ce par quoi j’étais passé.

LDM: Prince Aimé, nous sommes arrivés au terme de cet entretien, un dernier mot?
Prince Aimé :Merci à Laura Dave Média et à ma sœur Laura qui me donne l’opportunité de m’exprimer sur ce média, j’admire son travail et son évolution.
Je salue tous ceux qui me soutiennent et je dis merci à tous mes fans, je vous aimes beaucoup et très bientôt nous allons avoir une  »tournée prince Aimé  ».

Propos recueillis par Ève-pérec N.BEHALAL.

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