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Parti de sa ville de résidence Yaoundé, Happy D’Efoulan la nouvelle étoile de la chanson Camerounaise et encore plus du Mbolé un rythme musical inspiré de la rue est l’invité d’Entretien Avec. Durant l’échange, le jeune qui fait la fierté du 237 nous fait planer dans son enfance, il nous parle surtout du succès que ces deux titres  »O Tchapeu tchapeu » et  »Je n’ai rien fait » ne cessent d’engendrer sur l’échiquier national et même international.

Laura Dave Média : Le nom Happy D’Efoulan vient d’où ?
Happy D’Efoulan : Happy déjà est le petit nom que ma mère m’a donné depuis mon bas âge et, Efoulan c’est en rapport avec mon quartier. Je choisi Efoulan parce que c’est dans ce quartier que je fais mes premiers pas en tant que chanteur de Mbolé, j’ai voulu ainsi faire honneur à mes origines.

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Laura Dave Média : A quel moment décides-tu vraiment de faire carrière dans la musique ?
Happy D’Efoulan : J’ai commencé la musique depuis la classe de 6eme par les kermesses et les animations un peu de partout et par la suite j’ai créé mon premier groupe joker 2 point. Il faut dire que je viens d’une famille de musiciens, j’ai deux oncles l’ub Ronel Atsama et l’autre Bé Joseph qui sont des instrumentistes.

j’écrivais Aussi des chansons depuis mais, je manquais d’orientation et Dieu merci au fil du temps ça donne ce que ça donne.

Laura Dave Média : Tu te fais connaître il y’a peu de temps avec le tube  »Oh tchapeu Tchapeu » qui connait un succès extraordinaire. Qu’est ce que tu dis aujourd’hui vu le succès que la chanson engendre au fil des mois? Qu’est ce qui d’après toi fait ta force ?
Happy D’Efoulan : Je suis de moi, de mon équipe surtout et de ceux qui me donne au quotidien la force. Le titre a plus de 3 millions de vues sur Youtube et j’ai encore plus de niaque quand je vois la mouvance autour de celui-ci.
C’est le public et mon entourage qui font ma force, le succès de Tchapeu tchapeu vient des partages des amis sur les téléphones, en dehors de cela il y’a l’originalité du beat et aussi le message qui va avec. Je pense que c’est tout cet ensemble qui fait la force de Happy D’Efoulan.

Laura Dave Média: Qu’est ce qui te motive autant à te lancer dans la musique malgré les préjugés autour?
Happy D’Efoulan : C’est la passion et je nourri celle-ci depuis que je suis petit comme je le disais plus haut.

Laura Dave Média : Quels sont les rythmes qui t’ont le plus influencé et peut-être forgé ta personnalité en tant que chanteur de Mbolé ?
Happy D’Efoulan : Honnêtement je suis plus Coupé décalé et très très fan de Arafat.
Mais j’ecoute tout style de musique.

Laura Dave Média : Justement parlant du Mbolé, un rythme qui te porte haut. Comment tu te retrouves dans ce rythme vu que tu fais parti des jeunes qui ont mit ce rythme en avant ?
Happy D’Efoulan : Le Mbolé représente la culture du Cameroun et je pense qu’on peut faire mieux pourquoi pas le rendre comme le zouglou de la côte d’ivoire. Quand on arrive quelque part qu’on parle de ce rythme, nous sommes sur la bonne voie et on vent assez bien le Cameroun au travers de ce rythme.
Aujourd’hui j’ai de très bons rapports avec acteurs du Mbolé.

Laura Dave Média : Il y’a eu une polémique autour de la paternité de la chanson qui serait un song des kankans Boys toi, que dis-tu a ce sujet ?
Happy D’Efoulan : (Rire), je ne veux pas de rebondissements ni de polémique autour de cette histoire. Les kankans Boys sont des gars, des frères du quartiers, j’ai pas de problème avec eux, ils ont voulu la guerre et moi je ne suis pas dans ce jeu. Je n’ai pas de problème avec les Kankans Boys, se sont les camerounais qui bavardent. Ça peut arriver que je partage un lien du groupe kankans Boys pour taire toutes les polémiques.

Laura Dave Média : Ça ne t’arrive pas qu’on te colle une identité de jeune Bangando? vu que le Mbolé s’inspire de la rue.
Happy D’Efoulan : Le Mbolé vient des sous Quartiers !
J’ai pas trop le temps pour ce genre de pensées mais jusqu’ici on ne m’a jamais collé une étiquette de fumeur et tout ce qui va avec.

Laura Dave Média : Maintenant que tu es dans le showbiz qu’est ce qui change dans ta vie ? Beaucoup de copine? de soirées ?
Happy D’Efoulan : (Rire) je ne peux pas tomber dans le piège des femmes sinon l’affaire là va me prendre. En fait je sais ce que je chercher et ce que je veux….
Beaucoup de choses ont changé et je pense que là je suis comme un nouveau né en fait. Côté amical je suis toujours avec mes amis d’enfance.

Laura Dave Média : Tu es encore élève, comment tu arrives à faire la part des choses entre école et musique ?
Happy D’Efoulan : Tout est planifié avec mon équipe, il y’a un temps pour l’école et un autre pour la passion.

Laura Dave Média : Il y’a trois semaines tu nous proposais  »Je n’ai rien fait » en feat avec Mani Bella, un titre qui a ce jour compte 805.545 vues sur Youtube. C’est quoi l’idée ou le message dans cette chanson?
Happy D’Efoulan : La connexion se fait avec Mani Bella à la suite du succès du titre  »tchapeu tchapeu » et c’est mon équipe qui contacte le Manager de Mani Bella pour lui proposer le feat. C’est ainsi que j’ai écris la chanson et j’ai fait écouter à la mère Mani Bella et elle a validé. Nous sommes allés en studio et en deux trois heures de temps le truc était déjà là.

L’idée autour de cette chanson est simplement l’histoire d’un jeune garçon accusé à tort d’être à l’origine d’un vol…
c’est aussi une réponse à la polémique surtout que je suis un garçon qui ne parle pas trop. Bavardé sur les réseaux sociaux n’est pas mon fort, et en aucun des cas je ne vais créer un Buzz pour attirer les gens vers moi. Même si vous êtes 100 bavardes ça ne me dit rien.

Laura Dave Média : Tu as été accompagné par qui sur cette chanson? Arrangeur, réalisateur…
Happy D’Efoulan: Techniquement le beat a été fait par sa majesté Junior Abega et le vidéoclip par Serial Shooter, on a fait ce clip entre les quartiers Bastos et Efoulan dans la ville de Yaoundé au Cameroun.

Laura Dave Média : Comment projetes-tu ta carrière dans 5 ans, Quels Sont tes projets ?
Happy D’Efoulan : J’ai beaucoup de projets musicaux et je suis dans une dynamique que je respecte, on ne sort pas les chansons pour sortir, tout est planifié, un album est en cour avec pas mal de collaborations en aussi.

Laura Dave Média : Un mot de fin
Happy D’Efoulan : Je dis merci à ceux qui me soutienne depuis et il faut que le Mbolé soit connu hors de nos frontières.

Propos recueillis par Serge Bonny

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