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Pour avoir quitté sa ville de naissance loum en 2005 afin de trouver une place dans la vie active, Mami-ton de son vrai nom Orgelle Cécile Kentsop un personne totémique du cinéma Camerounais, revient le temps d’une interview à Laura Dave Média sur son nouveau projet  »CAFETERIA MAMA CHOCO » elle en profite pour raconter ses débuts non-prémédités dans le cinéma, mais et aussi les peines endurées depuis son lancement dans la production des séries.

Laura Dave Média : Bonjour Mami-ton
Mami-ton : Bonjour, je suis très heureuse de cette invitation.

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Laura Dave Média : Aujourd’hui Mami-ton est une vedette des séries TV au Cameroun, quel est le sentiment qu’elle a de savoir qu’elle est une star ?
Mami-ton : (Rire), Je pense que c’est grâce à mes fans que j’ai pu acquérir une certaine notoriété et ainsi me hisser au rang de star. Je suis très émue, ça me galvanise même encore plus parce que si je ne jouais pas bien, jamais je n’allais être autant apprécié par ce public qui me rend star aujourd’hui.

Laura Dave Média : Est-ce que le succès de Mami-ton était calculé ?
Mami-ton : Je dirais non !
Parce que quand tu exerces un métier tu n’es pas très sûr, mais tu y mets quand du tien, de la foi en espérant que tout ira mieux.

Laura Dave Média : Tu es née à loum dans le Moungo, à quel moment décides-tu de quitter cette partie du pays pour Douala et de réussir à embrasser le cinéma ?
Mami-ton : J’ai quitté loum après un soucis et je vivais du côté de bonaberi avec pour activité le commerce. J’ai suivi à la radio Équinoxe une annonce du président Tchop Tchop qui lançait un casting pour animatrices et actrice. J’aimais vraiment l’animation de Tchop Tchop et je ne songeais même pas à l’histoire d’actrice, mais j’ai quand même écris les deux demandes en espérant avoir une place malgré le fait que je n’avais aucune expérience dans ces deux secteurs.

Le comble est que chaque fois, j’allais à Équinoxe pour suivre mon dossier, je marchais même parfois à pied de Bonambappe à bonaberi pour Akwa seulement pour suivre l’évolution de mon dossier. Voilà qu’un jour je tombe sur un grand frère de loum qui me parle d’un casting qu’organisait son collègue Professeur Ebenezer Kepombia j’ai été intéressé, voilà que je décide de me rendre au casting. Comme j’ai été forgé par les paroles de ma mère comme quoi  »C’est le malade qui attend le médecin », je suis arrivée à 13 h 40 et le casting était à 14 h 30. Il y avait du monde quand je suis arrivée ce jour, j’ai passé le casting devant Man No lap, Big Mop… et j’ai été retenu.

Laura Dave Média : Racontez-nous le plus difficile dans  »Foyer polygamique » avec la troupe de Ebenezer Kepombia.
Mami-ton : Les débuts… étaient difficile pour que je puisse m’adapter, mais après tout est allée comme sur des roulettes parce que je parvenais à maîtriser mon scénario.

Laura Dave Média : Depuis vos débuts on identifie Mami-ton dans des rôles  »Negatifs », femme méchante, égoïste, autoritaire…, est-ce que ces rôles n’ont pas des répercussions sur votre quotidien ?
Mami-ton : Pas du tout ça ne me dérange pas…
Je pense qu’il s’agit d’un jeu, mais une fois à Bertoua, j’ai été invité pour un mariage. Je décide de sortir pour une ballade, je trouve une troupe de jeunes garçons qui murmuraient  »C’est Mami-ton là-bas, c’est elle », l’un d’entre eux vient vers moi, il me salut et après, c’était les coups de poings par rapport à mes rôles dans les séries et, c’est le sous-préfet qui est venu prendre ma défense en disant qu’il s’agit d’une mise en scène, l’interprétation d’un rôle… Dieu merci les jeunes garçons sont revenus à mon chevet me demander des excuses.

Laura Dave Média : Est-ce qu’il arrive souvent à Mami-ton de refuser des rôles ?
Mami-ton : Je ne refuse pas des rôles.
Mais parfois les gens aiment seulement quand je joue le rôle de la méchante, j’ai aussi joué des rôles de ménagère, de médecin…

Laura Dave Média : Mami-ton ne vit-elle que du Cinéma ?
Mami-ton : Oui depuis 2012 après l’accident de ma fille, je ne vis que du cinéma, bien qu’avant j’eusse une mini-parfumerie. Et quand je dis cinéma il il y a des mariages, funérailles, anniversaire et autres.

Laura Dave Média : Parlons des  »Minutes de Mami-ton »’ diffusées sur vox-africa. Sur quoi tu te bases pour le choix des acteurs ?
Mami-ton : Pour les minutes de Mami-ton, c’est mon ancien réalisateur Serge Marcello paix à son âme (Soupire…).
Sergeo était celui qui connaissait les acteurs avec qui je jouais, et il savait comment les mettre en confiance par rapport aux préjugés qu’ils avaient de moi.

Laura Dave Média : Aujourd’hui Mami-ton embrasse la production, c’est pas par hasard une manière de dire qu’elle en a marre d’être dans les projets des autres et souhaite aussi forgé une personnalité en tant que Productrice.
Mami-ton : Plus ou moins !
 »Quand une maman accouche, l’enfant s’assoit d’abord, il rampe et après il marche…  » si je devais juste jouer, ça n’allait pas donner et généralement les producteurs ont plus d’argent que les acteurs vu que c’est lui qui paye les acteurs, même s’il vend le film ça n’engage que lui… Donc c’est la raison pour laquelle j’ai commencé avec les web-séries et après on verra bien encore que c’est un peu difficile.

Laura Dave Média : Une femme Productrice de cinéma, quel est le plus complexe ?
Mami-ton : C’est d’avoir les annonceurs, les partenaires et tout à l’heure on parlait des  »Minutes de Mami-ton », je me suis permise de produire celles-ci avec un partenaire qui vit du côté de la France sauf que lui il est de l’autre côté et moi ici, Je ne sais pas ce qu’il fait là-bas. Il a vendu le concept a vox-africa en me certifiant qu’il n’a jamais vendu et qu’il a juste donné pour qu’on diffuse, j’ai voulu porter plainte, mais je me suis dit que ça ne valait pas la peine…
Je ne percevais que l’argent de youtube et le comble sans toutefois voir les factures, je percevais parfois 75.000 frs ou au trop 100.000 le mois. Je me confiais a feu Marcello, c’est lui qui me disait de laisser, il n’y a que pour la chaîne Novelas F dont il m’a dit qu’elle a acheté le projet a 3 millions même comme ce n’est pas vrai et je n’ai reçu que 1 million deux cent mille sans même la facture. C’est la raison pour laquelle je me sépare de lui.

Laura Dave Média : Mami-ton, une femme belle malgré son âge n’est-elle pas convoitée par les jeunes acteurs du cinéma ?
Mami-ton : Non uniquement des fans beaucoup plus sur les réseaux sociaux, encore que je ne suis pas administrateurs de mes pages. Mais parfois je tombe sur des commentaires comme tout à l’heure  »Mami-ton tu es mon goût, toi et moi jusqu’à la terre finie ». Je ne me laisse pas flatté par ce genre de commentaires.

Laura Dave Média : Parle-nous de ton implication dans ces projets.
Mami-ton :
A- Délires de Takam
Mami-ton : Ouais, c’est un très bon projet et j’aimerais bien avoir ce genre d’expérience. Parce que nous les acteurs on doit s’entraider entre nous. Mon fils Takam m’a sollicité pour trois à quatre scènes qu’on a tourné en moins de 5 heures.
B- La Nouvelle épouse : Très bon projet, j’étais contente par ce projet bien que mon rôle soit extravagant, je suis un peu différente de ce qu’on a l’habitude de voir comme dans  »cercle vicieux » ou  »ennemi intime ».
C- Madame Monsieur :J’étais très galante vu que j’enfile la casquette de commissaire, pas corrompu mais plutôt celle qui aime la droiture.

Laura Dave Média : Parlons actuellement de la « CAFÉTÉRIA MAMA CHOCO ».


Mami-ton : J’ai beaucoup réfléchi après l’arrêt des minutes de Mami-ton, il fallait que je propose autre chose surtout que le public en redemandait. Ma fille m’a conseillé de le faire quand je lui aie en parler et je me suis lancée, nous sommes déjà au 4ᵉ épisode et en mai 2021 on tournera la saison 2.
Pour les acteurs, j’ai plus travaillé avec les nouveaux visages en plus de ceux-ci on aura Djakatou International, Roger Brice Sopguo.
Les épisodes sont disponibles sur youtube.

Laura Dave Média : Parlons de ADPP, où vous êtes ambassadrice.
Mami-ton : Oui depuis l’accident de ma fille, elle a toujours souhaité créer une association des personnes handicapées ce qui était complexe pour moi parce que je me disais qu’elle était la seule, qu’il n’y allait pas avoir assez de personnes… Sans savoir qu’ils sont très nombreux, l’association des personnes préférées (ADPP) a plus 100 personnes avec des pieds amputés et elle milite pour le soutien, le progrès et même pour contribuer à l’épanouissement des personnes handicapées.

Laura Dave Média : Quels sont les projets de l’association ? On a beaucoup de projets et on sollicite encore plus le soutien des un et des autres à jeter un regard sur nous, comme c’est le cas avec des bienfaiteurs du Canada, des USA et même ici qui nous aident parfois avec des béquilles, des prothèses…

Laura Dave Média : Un mot pour les jeunes actrices Camerounaise qui se livrent çà et là aux clashs sur les réseaux sociaux.
Mami-ton : Je pense que c’est la jeunesse qui dérange mes filles, la concurrence parce que l’autre a telle chose je dois aussi avoir ça… Elles doivent éviter les différences et travailler en harmonie pour relever le niveau.

Laura Dave Média : Merci d’avoir répondu à nos questions.
Mami-ton : Merci aussi à vous pour l’accueil.

Propos recueillis par Serge Bonny.

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