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La fusion du pidjin, de l’anglais, du français, de la langue maternelle et des expressions populaires porte bel et bien la signature de l’artiste musicien Lapiro De Mbanga. De son vrai nom Lambo Pierre Roger, il a débuté sa carrière en 1978 au Nigéria mais elle a pris son envol au cours des années 1980 au Cameroun où il devient un artiste extrêmement populaire.

Lapiro : artiste engagé et père du « Mboko talk ».

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Lapiro De Mbanga était un artiste engagé ayant à son actif une dizaine d’albums : « Ndinga Man contre-attaque : Na You Go Pay », « Ndinga Man », « The Best of Ndinga Man », « Debre Man », « Na You/Ndinga Man again », « Na You », « Pas argent, no love » et « Ndinga Man again/Na You ». Sa musique reflète le vécu quotidien et son engagement en vue d’un changement de conditions de vie. Ce n’est pas surprenant puisqu’il devient le porte parole de la jeunesse camerounaise et des personnes désœuvrées. En plus, sa musique s’inspire des réalités et les textes illustrent les faits au moyen de la mélodie dans un esprit de fusion du pidjin camerounais, de l’anglais, du français et de la langue Duala marquée des mots d’argot auquel le public a donné le nom de « Mboko talk », une identité propre au Cameroun. De plus, lors de ses entretiens, il affirmait : « J’aime bouger, les émotions fortes, les aventures, j’ai horreur de la monotonie », des propos qui élucident clairement la particularité artistique de Ndinga Man. Sa musique se traduit comme l’exemple typique d’un recueil d’ambiance, de rythmes dansants, d’espoir et de joie de vivre. Ses textes touchent du doigt les réalités du peuple au point de faire de lui un artiste musicien populaire.

L’un des faits marquants de sa carrière n’est autre que la composition du titre « Constitution constipée » face à la réforme de la Constitution du Cameroun, la chanson est censurée sur les ondes. Les émeutes de la faim en 2008 lui ouvrent les portes des geôles mais il sera libéré trois ans plus tard et demande l’asile pour les États-Unis où il s’envole éternellement pour l’au-delà en 2014.

Lapiro De Mbanga : l’héritage du « Mboko talk ».

Le patrimoine du « Mboko talk » s’agrandit et met en lumière la nouvelle génération qui s’illustre en se référant à cette identité camerounaise. En effet, les rappeurs Sadrak, Jovi, Spido, Tilla, Boy Tag, Makizar, Pascal, Kikoh, Big G Baba, Mic Monsta, Askia, Skidi Boy et bien d’autres sont les principaux bénéficiaires puisque leur musique est baptisée « Mboko Rap ». En outre, l’artiste Hip-hop Jovi assure la continuité de cet héritage avec l’album « Mboko God » : une œuvre multilingue sur lequel l’artiste de New Bell Music fait du Rap en anglais, français et pidjin. Cet album est également marqué par la participation des artistes qui chantent et « rappent » en langues locales : Ngemba, Duala et Limbum. Mboko God inclue plusieurs genres musicaux : Bend Skin, Bikutsi, Makossa, Essewé et le Soukouss.

L’apport de Stanley Enow et Salatiel.

Le rappeur Stanley Enow rend hommage à Ndinga Man avec le hit « Hein père », une musique Rap qui renforce l’identité camerounaise en valorisant l’argot et autres expressions populaires. Quant à Salatiel, il illustre le Mboko talk avec les titres « Fap kolo », « I am Salatiel », « Ayagayo », « Kilimandjaro » et autres extraits de l’album « Africa Represented ». High Man General a témoigné de l’estime à la légende Lapiro De Mbanga : « Big papa for Mboko. Your legacy lives on ».

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