- Publicité -

Dieunedort, c’est son nom, il a joué dans le long métrage célèbre Le Blanc d’Eyenga 2 de Thierry Ntamack. Il est actuellement en Côte d’Ivoire pour plusieurs tournages et il nous a accordé un entretien.

LDM : Bonjour Dieunedort

Dieunedort : Bonjour

LDM : Qui est réellement Dieunedort ?

Dieunedort : je suis un camerounais, célibataire et sans enfants. Je mesure 1m50 mais je ne sais si j’ai encore pris un centime parce que à chaque fois que c’est le cas, c’est une fête (rires). En fait, même si je prenais un mètre de plus, je ne serai pas content car je suis très à l’aise dans ma peau.

LDM : Peux tu nous parler de tes débuts dans le cinéma ?

Dieunedort : Je débute dans le cinéma en 2008 par une série panafricaine intitulée Class’a qui a cartonné et qui a révélé plusieurs stars qu’on connaît dans nos chaînes de télé. C’est une série ivoirienne qui a fait un carton en Côte d’Ivoire et qui a décidé d’élargir le projet en faisant des castings dans les différents pays africains, d’en faire un truc panafricain. Une fois au Cameroun, ils ont fait une annonce à travers le petit écran et j’ai un ami qui m’a toujours dit que j’ai un talent. Quand il regarde l’annonce, il m’a informé. Moi aussi j’avais vu le casting à la télé mais sauf que ça ne me parlait pas trop. Lors d’une conversation, je lui ai parlé du casting, lui aussi l’avait vu et m’a dit d’essayer, qu’on ne sait jamais, que je réveille le génie qui est caché en moi, que je ne perds rien à essayer. C’est ainsi que je vais au casting, 2008 nous étions près de 400 personnes (à faire ce casting). Après j’ai été présélectionné parmi les 50 personnes qui ont été retenues. Ensuite, nous avions fait une formation sur le jeu d’acteur et c’était vraiment professionnel. C’était ma première fois de faire cette formation avec des professionnels du métier. Après la formation, on devait faire une restitution qui a été filmée par les chaînes de télé. À la suite de cette restitution, on devait passer au casting final à travers lequel on devait être 30 personnes. Par ma grande surprise, j’ai retenu parmi les 30. Je vous assure, c’était une joie, pour moi c’était la plus grosse victoire de ma vie, j’étais aux anges, j’étais content, c’était une grosse motivation, c’est de là que tout est né en moi. J’ai commencé à avoir le courage, l’assurance, la foi, je me suis dit tout est permis et il y’a aucune barrière. Après cette expérience, il y’a un festival qui a suivi qu’on appelait à l’époque « La Nuit du court métrage » de Michel Kuaté et qu’on appelle aujourd’hui le « Festival international du court métrage ». Le festival a lancé un casting et avait un thème sur lequel tous les réalisateurs devaient tourner. C’est comme ça que je suis passé au casting d’un réalisateur, le premier qui m’a révélé devant le petit écran, Gervais Djemeli Lekpa dans son film « Censure ». Lorsqu’il m’a vu au premier coup d’œil, j’ai été convaincant au casting. Voilà c’est le premier qui m’a utilisé dans son film, c’était ma première d’être devant une caméra et de tourner dans un véritable film. Après lui, j’enchaîne avec Alphonse Ongolo qui m’a pris aussi dans son film car dans le même festival, j’ai joué dans deux courts métrages. Avec Ongolo, je suis carrément l’acteur principal. Je joue le rôle d’un journaliste parce que le thème portait sur les Droits de l’homme. On est en 2009, je joue donc ce rôle (de journaliste) qui a publié un mauvais papier sur un homme de l’armée, par la suite, je me fais arrêter et bastonner. À travers ce rôle, je me dis c’est parti, si je peux jouer et incarner un journaliste, ça veut dire que tout permis. Avec Djemeli, j’incarnais le rôle d’un gars de la rue qui menace et agresse, ensuite je quitte de là pour jouer le rôle d’un journaliste, chef de famille. En un laps de temps, j’incarne deux différents personnages. Waouuu, je crois que c’est que j’attendais, j’ai compris directement que c’est ce métier que je devais faire.

Résultat de recherche d'images pour "Dieunedort Tcheumtchoua"

LDM : Est ce que « Le Blanc d’Eyenga 2 » a été ta première expérience au cinéma ?

Dieunedort : Non, je l’ai dit précédemment, ma première a été avec Njemeli qui m’a donné le rôle de garçon de la rue. Après, Alphonse Ongolo qui m’a offert le rôle de journaliste dans son film. A chaque fois qu’un acteur quitte d’un plateau à un autre, c’est avec une expérience. Mais c’était pas ma première expérience, je suis quitté du plateau du Blanc d’Eyenga avec une expérience parce qu’à chaque fois, on apprend, on découvre et on gagne. Ce film de Thierry Ntamack a été une belle expérience, la première parce que c’était mon tout premier long métrage. Son réalisateur m’a fait confiance. Pour la petite histoire, Thierry c’est une personne que j’admire beaucoup, lorsque j’allais aux Écrans Noirs, on ne manquait d’échanger un mot. A chaque fois, je lui disais que j’ai envie de travailler avec lui, j’aime ce qu’il fait. Il est pour moi un exemple à suivre, moi je le suivais dans toute sa carrière cinématographique. Je regardais ce mec courageux qui ose et qui s’en foutais des on dits. L’objectif pour lui c’est d’avancer et cela ajoutait en moi une autre force. Des années sont passés, un matin, il m’envoie un mail qui me propose de jouer le rôle d’un petit garçon car le challenge était de se défaire de mon bagage de Dieunedort, de ce que je suis dans la vie, de me plier en quatre et d’entrer dans la peau d’un gamin. Il m’a dit si je suis d’accord, on a qu’ à se voir et pour en discuter. C’est ainsi qu’on et on a en parlé. Pour moi, c’était un honneur de jouer dans un film avec Thierry Ntamack et mes vœux se sont enfin réalisés.

Résultat de recherche d'images pour "Dieunedort Tcheumtchoua"

LDM : Ce film de Thierry Ntamack t’a-t-il ouvert les portes ?

Dieunedort : Je ne sais pas de quel portes il s’agit mais pour moi, j’ai acquis plein d’expériences et cela m’a permis d’avancer dans le métier. J’ai gagné en notoriété dans le milieu, après ce film, je suis passé d’amateur à professionnel. Tout le monde me reconnait comme acteur professionnel. Je suis reconnu partout et chacun ne me parle que de ce film et mon rôle. Je suis quitté de ce plateau avec beaucoup de contacts que j’ai gardé, des personnes formidables comme l’actrice principale Lucie Memba Boss qui a découvert une fois de plus ce que je savais faire et cela a soudé notre relation professionnelle.

Résultat de recherche d'images pour "Dieunedort Tcheumtchoua"

LDM : Quels sont les autres films aux quels tu as pris part ?

Dieunedort : J’ai joué dans « Waka » qui est un film de Françoise Ellong, la réalisatrice franco-camerounaise. J’ai eu la chance de jouer dans ce très beau long métrage qui fait le tour du monde et qui gagne des prix. J’ai joué dans la série « Paradis » de Stéphane Ousmane qui m’a révélé à l’international.

LDM : As-tu déjà remporté des récompenses en tant qu’acteur ?

Dieunedort : Non, je n’ai pas encore gagné un trophée, in challah, j’espère que ça viendra. Mais pour moi, je n’attends pas cela, c’est pas une fin en soi. Les récompenses, je les ai tous les jours, au quotidien car je suis acteur de cinéma. Je sais gérer certaines situations dans la vie active parce que je suis passé par des formations où j’ai appris. Les formations qu’on fait au cinéma ne sont pas seulement valables pour les scènes, c’est aussi valable pour la vie. Le cinéma m’a transformé et c’est la plus grande récompense que j’ai pu avoir.

LDM : Actuellement, tu es en Côte d’Ivoire pour jouer dans des films, parle nous de cette aventure ?

Dieunedort : Bon ! Comme j’ai dis au début de cette interview à la deuxième question, j’ai mentionné la série Class’a qui est une série ivoirienne d’où j’ai été retenu pour y participer et jouer puisqu’elle n’a pas eu lieu bien après. Mais je suis resté en contact avec l’équipe de la production qui est Martika Production. Derrière cette production, se cache un grand homme, il y’a pas de mots pour le présenter, jouer dans une une production de Martika Prod c’est le sommet ici en Côte d’Ivoire. Comme je le disais, derrière cette structure, se cache un homme avec un grand cœur qu’on appelle Jean Hubert Nankam. Il est camerounais et il vit en Côte d’Ivoire depuis vingt ans. C’est ainsi qu’on garde le contact depuis le Cameroun à travers son projet Class’a qui n’a pas marché bien après. Un matin, mon téléphone sonne, je reçois une invitation pour venir prendre part à la saison 4 de sa deuxième série à succès qui est Teenagers. Maintenant, il y’a d’autres projets à tourner avec son équipe de production dont je préfère taire l’information actuellement car je suis pas autorisé à dire cela. Je donnerai certainement l’exclusivité à Laura Dave Media pour la suite de ma tournée en Côte d’Ivoire.

LDM : En dehors du cinéma, quelles sont les autres activités que tu mène ?

Dieunedort : En dehors du septième art, Dieunedort Tchemtchoua est un chef d’entreprise. J’ai créé et lancé depuis cinq ans la marque qu’on appelle DND Collection qui fait son petit bout de chemin. J’ai aussi ma petite entreprise d’impression sur tout support qui est DND Production. Là je suis en train de me lancer dans la production, les miennes dans l’audiovisuel, mes propres productions à moi. Voilà, je suis un entrepreneur car le cinéma est une passion qui ne nourrit pas son homme. Mais nous sommes sur une bonne voie au Cameroun pour que ça puisse décoller. Hier, on ne payait pas encore les acteurs, deux cents milles, trois cents milles, aujourd’hui les acteurs sont payés, ça veut dire qu’on avance. De nos jours, les mentalités ont changé. En attendant de vivre ma passion, je gère ma start-up et les choses vont doucement et sérieusement. Je suis également co-animateur d’une émission « Nabstar Radio » sur Sweet FM avec le très célèbre présentateur Nabil 4 Real qui m’a donné la chance d’être à ses côtés. Pour le moment, tout se passe bien. Voilà les portes que le cinéma m’a ouvert à la radio, au théâtre et à l’humour d’où j’ai fait pas mal de scènes. La dernière c’est avec Valéry Ndongo Comedy Club. Je continue à faire mon petit bout de chemin, j’espère qu’une fois au Cameroun, on aura l’occasion de vous en dire un peu plus sur mon aventure ivoirienne.

LDM : Je te remercie pour avoir accordé cette entretien à Laura Dave Media ?

Dieunedort : Je suis très ravi et je vous dis merci d’avoir eu cette attention particulière, beaucoup de courage à vous et longue vie à votre site, force à vous, félicitations pour tout ce que vous faites, c’est pas facile, il faut avancer malgré les difficultés de la vie, Laura Dave c’est un exemple pour moi, j’ai aussi suivi ses débuts à la radio ou à la télé, pour ce que son média devient aujourd’hui, c’est le fruit de beaucoup de travail, je m’inspire parfois d’elle et de tout ce qu’elle fait.

Propos recueillis par TNK

- Publicité -