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Almo The Best est le meilleur dessinateur et caricaturiste de sa génération. Il est né avec le dessin et il continue de marquer la planète à travers ses dessins. Almo a accordé une interview au magazine Laura Dave Média

LDM : Qui est ALMO THE BEST ?

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Almo The Best : Je suis un super-héros camerounais qui possède le super-pouvoir de dessiner ce qu’il voit et ce qu’il imagine. Je suis repéré par Pauline Biyong qui me prend comme caricaturiste et dessinateur de BD pour son journal LA CITE (journal qui paraît encore), je vais poursuivre ma carrière dans de nombreuses rédactions notamment : L’expression de Mamy Wata, Lycée et Collèges, Bubinga, Le Marabout, IROKO, Spirou hebdo, Planète enfant, Planète jeune, Espace Foot, Challenge hebdo, Taxi magazine, Fluide Thermal, et bien sûr 100% Jeune.

LDM : Parlez nous de vos premiers pas dans le monde du dessin ?

Almo The Best : Je ne sais pas si j’ai fait mes premiers pas dans le dessin, je pense plutôt que je suis né dans le dessin. Entre les dessinateurs en travaux publics, les architectes et les modélistes qui existent dans ma famille, le dessin s’est trouvé être un mode de vie et non un monde à découvrir. Pour la petite histoire, lorsque j’étais à la maternelle en France, je ne comprenais pas que mes camarades de classes ne sachent pas dessiner; je les trouvais bizarres à toujours faire des gribouillages comme le font tous les enfants à la maternelle. Je ne comprenais pas que c’était moi qui était « spécial ». Ensuite, mon introduction dans le dessin de presse s’est faite tout naturellement, avec des rencontres comme Pauline Biyong, Robert Nkouamou, Léontine Babeni (Babel), Gabriel Ngadou, Wilfried biyong, Jean-Louis Couturier, Eric Warnauts, Paul Roux, Tignous, Hallain Paluku, Antoine Darazi, Kingval Miller, Bruno Essard-Budail, Richard Elombo, Nadia Derrar.

LDM : Quelles sont vos influences africaines et internationales dans l’univers de la caricature et de la BD ?

Almo The Best : Avant de répondre il faut bien comprendre que la Caricature et la Bande dessinée (BD) sont des domaines bien distincts et que ce n’est qu’en Afrique qu’ils semblent se confondre. En Europe, un dessinateur sera difficilement à la fois Caricaturiste et auteur de bande dessinée.
En caricature au niveau africain, j’ai été influencé par Lemana Louis-marie (CMR), Go away (CMR). Au niveau international, Cabu.
En Bande dessinée au niveau africain, j’ai lu Kouakou de Bernard Duffossé. A l’international, j’en avais beaucoup : Peyo, André Chéret, Walthery, Franquin, Uderzo, Gotlib, Jean-yves Mitton, Roba, John romita Sr et Jr, Cabrero Arnal….

LDM : Vous avez été dessinateur pour le journal 100% Jeune pendant 8 ans, quelles ont été les bienfaits de cette expérience ?

Almo The Best : J’ai considérablement augmenté ma notoriété grâce à ce journal qui tirait à plus de 50 000 exemplaires par mois et qui était parfois distribué dans certains pays d’Afrique centrale comme le Tchad et la République centrafricaine. J’ai aussi pu avoir un contact direct avec les personnes qui lisaient mon travail et c’était très enrichissant. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin j’ai préféré donné ma démission lorsque je me suis rendu compte que les objectifs de la structure ne rencontraient plus un écho favorable en moi. J’avais d’autres ambitions.

LDM : Parlez nous du personnage BD ZAMZAM le tiers-mondiste dont le premier album est sorti en 2010 ?

Almo The Best : ZAMZAM le tiers-mondiste est le nom du petit personnage de bande dessinée que j’ai créé en 2005 sous le nom de Malcolm Z. Suite à son passage dans Spirou hebdo N° 3565 en 2006, il est devenu ZAMZAM le tiers-mondiste et c’est une longue histoire que je ne peux développer ici. ZAMZAM dont l’âge peut se situer entre 8 et 10 ans est un petit africain qui raconte à travers une succession de gags, sa vie en Afrique au milieu de sa famille et de ses kotas (amis).

C’est une autre lecture de l’Afrique, pleine d’humour et loin des habituels clichés misérables sur l’Afrique. En 2009, le premier album (Les Mbènguétaires) a été publié en Algérie par les éditions Labter. En 2010, l’album Les Mbènguétaires est publié au Cameroun par ALMO PRODUCTIONS. En 2012, toujours sous ALMO PRODUCTIONS paraît le tome 2: Délestage. Depuis 2017, le tome 3 est disponible sur commande via le lien:www.lulu.com/spotlight/almothebest

LDM : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Almo The Best : Tout m’inspire.

LDM : Quels sont les plus grands prix que vous ayez remportés dans l’univers de la BD et de la caricature ?

Almo The Best : J’ai remporté le Prix Spécial du Jury au Forum International de la BD de Tétouan au Maroc en 2016. J’ai aussi remporté le 3è Prix Pietro Micca en 2005 en Italie lors Torino Comics. Sans oublier
le Prix Spécial du Jury au Festival de la Caricature de Yaoundé en 1999.

LDM : Avez vous pour ambition de mettre sur pied des ateliers dans ce sens pour les petits et les plus jeunes qui souhaitent être caricaturiste ?

Almo The Best : Non.

LDM : Qu’est-ce qui différencie Almo The Best des autres caricaturistes et auteurs de BD?

Almo The Best : C’est essentiellement le goût du détail et de la précision. Sans oublier la polyvalence qui me permet d’aller en toute aisance, de la caricature à la bande dessinée en passant par l’illustration d’ouvrage, le scénario et la mise en couleurs. Je suis ce que les occidentaux appellent un auteur de BD complet puisque j’écris, je dessine et je colorise moi-même mes albums de bandes dessinées.
Très appréciés sur les réseaux sociaux, les oeuvres du « Lion Indomptable de la Caricature »  ont plusieurs fois fait le Buzz et continuent d’être largement partagées.

Propos recueillis par TNK

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