- Publicité -

Nous savons tous que le Hip-hop débarque au Cameroun par la danse dans les années 1980 mais a également emporté le Rap avec lui. Ce genre musical se fait ressentir en 1989 et au début des années 1990. Alors que les musiques urbaines font partie de la culture camerounaise. On définit ainsi les musiques urbaines comme une culture de masse c’est-à-dire qui s’adresse à un plus grand nombre de personnes. En plus, elles (musiques urbaines) sont une fusion de rythmes modernes (Pop, Rock) et des mélodies traditionnelles. Plusieurs artistes camerounais se sont illustrés dans ce registre. C’est le cas d’Ekambi Brillant ; Tim & Foty ; Black Styl ; Misse Ngoh ; Ndedi Dibango ; Marthe Zambo ; Elvis Kemayo ; Tchana Pierre et d’autres artistes des années 70 et 80. On se rend compte que la musique Rap est venue trouver cet ensemble de musiques urbaines. Malgré ce tout, ce genre musical se fait son chemin en puisant dans les racines de ces musiques. Les années 90 ne seront pas faciles pour les rappeurs. Mais grâce aux « Open mic » et au « Sunday Rap », la scène rap prend de l’ampleur et plusieurs artistes Hip-hop se révèlent. En 1996, Benjo sort la première chanson rap intitulée « Benjo style ».

 

- Publicite -

Résultat de recherche d'images pour "Negrissim"

Un an plus tard, le premier studio de rap Mapane Records voit le jour grâce à Louis Paul Tsoungui, le cousin de Krotal. L’effet de la « traditionnalisation » s’illustre lorsque le groupe Negrissim introduit pour la première fois dans le rap les balafons et d’autres instruments traditionnels de musique. C’est vraiment original et cela met davantage en valeur la culture bantoue avec leur concept de « Hip-hop de la brousse ». D’autres MC suivent le pas en faisant usage de leur langue maternelle dans le rap. Cette musique se crée un passage dans le domaine de l’art musical au point de connaître des profonds changements. Cette révolution surgit donc en 2013 avec la chanson « Hein père » de Stanley Enow.

Résultat de recherche d'images pour "stanley enow hein père"

L’esprit de valoriser la culture africaine via le rap demeure. C’est la suite de l’effet de « Traditionnalisation » mais une forte dénotation d’urbanisation d’où l’usage de l’argot camerounais et d’autres expressions populaires. Ce procédé a fait la force du King Kong sur ce fameux hit à succès. A cela, il a ajouté la touche américaine et la formule a porté ses fruits. La prise en compte de son contexte culturel et du vocabulaire de chez soi est un plus pour permettre à chacun de s’identifier et de se reconnaître à travers une oeuvre.

TNK.

- Publicité -